Recrutement des enseignants: le gouvernement envisage de relever l’âge limite à 40 ans

Le gouvernement envisage de relever de 35 à 40 ans l’âge limite pour accéder aux métiers de l’enseignement. L’annonce a été faite mardi par le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement préscolaire et de la Formation professionnelle et de la Qualification, Mohamed Nabil Benabdallah, lors de la présentation du budget sectoriel de son département au titre du prochain exercice financier.
Intervenant devant les membres de la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants, le ministre a expliqué que cette mesure vise à permettre aux candidats de disposer d’un nombre suffisant d’années d’exercice dans le secteur de l’éducation avant d’atteindre l’âge de la retraite.
Cette perspective répond à une revendication récurrente de nombreux candidats aux concours de recrutement des enseignants, qui contestent depuis plusieurs années la limitation de l’âge d’accès à la profession à 35 ans.
Depuis sa nomination à la tête du département, Mohamed Nabil Benabdallah avait d’ailleurs affiché son ouverture à une révision de cette condition. Lors de sa première intervention médiatique en tant que ministre, dans l’émission « Point à la ligne » diffusée sur Al Aoula, il avait assuré que son ministère était disposé à relever l’âge limite au-delà de 35 ans, sans toutefois préciser le seuil qui serait retenu.
La nouvelle orientation annoncée devant les députés fixe désormais cette limite à 40 ans, en remplacement du plafond actuellement en vigueur. Elle marque ainsi une évolution sur un dossier qui figurait parmi les principales revendications du Parti du progrès et du socialisme (PPS), dont Mohamed Nabil Benabdallah est le secrétaire général, auprès du précédent gouvernement.
La concrétisation de cette mesure devra toutefois passer par les dispositions réglementaires nécessaires.








