
Le Conseil national du Parti de la Justice et du Développement (PJD) a décidé, à l’unanimité, samedi à Bouznika, de se maintenir dans l’opposition parlementaire et de ne pas participer au prochain gouvernement.
Dans un communiqué sanctionnant les travaux de sa session extraordinaire, le Conseil national a indiqué avoir décidé, à l’unanimité de ses membres présents, de continuer à « assumer ses rôles constitutionnels, politiques et militants depuis les rangs de l’opposition nationale responsable et forte ».
Le communiqué explique que cette décision intervient après que le Conseil national ait examiné, « avec tout le sérieux, la responsabilité et la liberté », la position proposée par le secrétariat général du parti, lors de sa réunion extraordinaire consacrée à l’examen des résultats des élections législatives du 23 septembre, de manière générale, et des résultats obtenus par le parti en particulier.
Dans une allocution prononcée à l’ouverture de la session extraordinaire du Conseil national, le président du Conseil, Jamaâ Mouatassim, a déclaré que les résultats des élections étaient « bons », estimant qu’ils ont permis au parti de récupérer une partie de son assise électorale.
Cette assise « traduit une présence politique remarquable, ainsi que la clarté des positions du parti et son soutien aux revendications des citoyens », a-t-il ajouté.
De son côté, le secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane, a affirmé que son parti était « satisfait des résultats obtenus lors de ces élections », soutenant qu’il s’agit de « bons résultats qui confirment que le parti a retrouvé sa place sur la scène politique ».
Ces résultats rendent le parti « fier du travail accompli », a-t-il poursuivi, soulignant que le PJD a consolidé sa position sur la scène politique et est devenu « une référence en matière de sérieux, d’intégrité et de démocratie ».
Le PJD était arrivé en quatrième position lors des élections législatives organisées le 23 septembre courant, en obtenant 54 sièges.
S.L.








