Amazigh à l’école: l’UMT appelle à clarifier le nombre d’heures d’enseignement

La Fédération nationale de l’enseignement, affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT), a adressé jeudi une correspondance à Mohamed Saad Berrada, ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, appelant à l’adoption rapide d’une note ministérielle claire et contraignante fixant précisément le volume horaire hebdomadaire consacré à l’enseignement de la langue amazighe dans les établissements scolaires publics.
Dans sa correspondance, dont le Site Info a pris connaissance, l’organisation syndicale fait part de sa « vive inquiétude » face aux divergences constatées sur le terrain dans l’interprétation et l’application du volume horaire réservé à cette matière.
La Fédération estime que l’absence de dispositions réglementaires explicites et uniformes laisse la porte ouverte à des interprétations locales, susceptibles, selon elle, de fragiliser la stabilité professionnelle des enseignants de langue amazighe et d’affecter leurs conditions de travail ainsi que la qualité de la mise en œuvre de ce chantier éducatif.
Le syndicat souligne également que les pratiques actuelles soulèvent des difficultés en matière d’harmonisation de la gestion pédagogique et administrative, ainsi que d’égalité de traitement entre les différentes catégories d’enseignants. Il appelle ainsi à clarifier les modalités d’attribution des cours et à mettre fin aux interprétations pouvant conduire à imposer des horaires de travail dépassant les règles en vigueur ou contraires aux notes ministérielles encadrant le secteur.
La Fédération nationale de l’enseignement demande par ailleurs au ministère de prendre les mesures nécessaires afin de garantir que les services administratifs et pédagogiques respectent les dispositions réglementaires qui seront fixées. Elle appelle également à remédier aux dysfonctionnements constatés, dans l’objectif d’assurer une plus grande équité professionnelle aux enseignants d’amazigh et de préserver leurs droits et leur dignité.
Pour l’organisation syndicale, ce dossier ne saurait désormais être davantage différé. Elle réclame ainsi une intervention ministérielle permettant de mettre fin aux décisions qu’elle qualifie d’improvisées ainsi qu’aux affectations qui ne reposeraient pas sur un cadre réglementaire clairement établi.








