
Le prix du poulet est reparti à la hausse dans les marchés du Royaume. Mercredi, le kilogramme dépassait les 21 dirhams dans les marchés de gros et atteignait 25 dirhams au détail, ce qui a suscité l’inquiétude des consommateurs. Selon la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA), cette augmentation résulte d’une baisse de la production, après plusieurs mois difficiles pour les éleveurs.
Dans une déclaration à Le Site info, Khalid Rabti, responsable de la communication de la fédération, explique que les producteurs ont subi d’importantes pertes depuis mai dernier, lorsque les prix avaient fortement reculé.
Après l’Aïd Al-Adha, la filière disposait d’une production abondante, constituée pour répondre à la hausse habituelle de la consommation de viandes blanches durant l’été. Mais la demande n’a pas suivi. Selon le responsable, les ménages ont davantage consommé la viande des sacrifices, entraînant un déséquilibre entre l’offre et la demande.
Les poulets se sont alors accumulés dans les élevages, accentuant la baisse des prix et les pertes des producteurs. Cette situation a également touché les poussins, dont la demande et les prix se sont effondrés, perturbant l’ensemble du cycle de production.
Face à ces difficultés, plusieurs éleveurs ont réduit leur activité. Ce recul de la production se traduit aujourd’hui par une offre moins importante sur le marché et, par conséquent, par une flambée des prix, souligne Khalid Rabti.
Le responsable pointe aussi le poids des intermédiaires dans le prix payé par le consommateur. Entre la sortie de l’élevage et la vente au détail, les marges des grossistes, semi-grossistes et détaillants, auxquelles s’ajoutent les frais de transport, peuvent dépasser cinq dirhams par kilogramme.
Une stabilisation pourrait toutefois intervenir à partir de décembre prochain. D’après les données dont dispose la FISA, le cycle de production devrait progressivement retrouver son rythme habituel, aussi bien pour les poussins que pour les poulets.
H.M.








