Foot: l’Anglais Harry Kane désigné Ballon d’Or 2026
Le serial-buteur Harry Kane, intenable la saison dernière avec le Bayern Munich et l’Angleterre, s’est adjugé le Ballon d’Or 2026, trophée individuel le plus prestigieux du football mondial, chez lui à Londres lundi au cours d’une cérémonie à l’accent résolument espagnol.
Il ne pouvait pas y avoir meilleur décor que la capitale britannique, où la 70e édition du prix était délocalisée à titre exceptionnel, pour couronner l’enfant du pays, né il y a 33 ans ici même.
Celui qui est surnommé « HurriKane » (un jeu de mots avec « hurricane », soit « ouragan ») a emporté toutes les défenses la saison dernière, celle sur laquelle devaient voter cent journalistes du monde entier.
Au total, il a empilé 73 buts en club et en sélection, la deuxième meilleure performance de l’histoire sur une saison derrière l’Argentin Lionel Messi et ses 82 réalisations en 2010-2011.
Il est devenu au passage le premier Anglais à recevoir le Ballon d’Or depuis Michael Owen en 2001, il y a 25 ans ans, et le sixième en tout en comptant Stanley Matthews (1956), Bobby Charlton (1966), George Best (1968) et Kevin Keegan (1978 et 1979).
– Mbappé deuxième –
Ses statistiques époustouflantes ont fait la différence face aux autres favoris annoncés, à commencer par le Français Kylian Mbappé – qui doit se contenter de la deuxième place, son meilleur classement – et l’Espagnol Lamine Yamal, troisième.
Mbappé avait pour lui d’avoir terminé meilleur buteur en Championnat d’Espagne (25 buts), en Ligue des champions (15 buts) et au Mondial (dix buts). Yamal misait sur son football spectaculaire et ses titres, en Liga et à la Coupe du monde, du haut de ses 19 ans.
Les journalistes amenés à voter pour le meilleur joueur de la saison 2025-2026 avaient trois critères à prendre en compte, par ordre décroissant: les performances individuelles et le caractère décisif, les résultats collectifs et le palmarès, et enfin le comportement du joueur.
Chez les femmes, la prestigieuse récompense individuelle a été reconquise par l’Espagnole Alexia Putellas (32 ans) déjà sacrée en 2021 et 2022, et qui succède à sa compatriote Aitana Bonmati.
La « reine » a refermé cet été une période dorée de 14 ans au FC Barcelone sur un quatrième titre en Ligue des champions et un dixième en championnat, avant de répondre aux sirènes des London City Lionesses.
Ce troisième Ballon d’Or acquis dans sa nouvelle terre d’accueil vient symboliser l’énorme résilience de Putellas, revenue d’une grave blessure au genou subie en juillet 2022, qui l’a privée de l’Euro avec la Roja.
Son influence fut également prépondérante en dehors des terrains, notamment après le titre mondial de 2023, où elle était à l’origine du mouvement de contestation « Se acabó » (c’est terminé) contre les violences sexistes dans le sport, après le baiser forcé imposé par l’ex-patron du football espagnol Luis Rubiales à sa coéquipière Jenni Hermoso.
– Razzia espagnole –
Globalement, l’Espagne a fait main basse sur la quasi-totalité des récompenses distribuées lundi soir, dans les catégories « entraîneurs », « meilleurs jeunes » (moins de 21 ans) et « gardiens ».
Le sélectionneur Luis de la Fuente (65 ans), l’attaquant Lamine Yamal (19 ans) et le portier Unai Simon (29 ans), tous sacrés à la Coupe du monde cet été, ont fait main basse sur tous ces prix.
« Je pense que le football espagnol – tant en matière d’encadrement qu’en ce qui concerne le jeu lui-même – constitue un exemple d’excellence en matière de formation des jeunes, ce qui ouvre la voie aux succès futurs. Nous devons continuer sur cette lancée », a réagi le patron de la Roja auprès de l’AFP.
La domination espagnole s’est étendue du côté des équipes féminines, en particulier du FC Barcelone champion d’Europe, avec l’entraîneur Pere Romeu (32 ans), la jeune attaquante Vicky Lopez et la gardienne Cata Coll.
Seule touche française dans cet océan rouge: le doublé réalisé en Ligue des champions a permis au Paris Saint-Germain de conserver son titre de meilleur club de l’année.
« On a créé un groupe, un club incroyable, les uns pour les autres, on se bat ensemble. On essaye de donner de la joie et du plaisir à tous les spectateurs, aux gens neutres et bien sûr à nos +haters+ », a réagi l’attaquant Ousmane Dembélé, Ballon d’Or 2025, sur le podium où il a représenté l’ensemble de ses coéquipiers.








