PJD-PAM: Benkirane riposte aux accusations et dénonce un règlement de comptes

Le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdelilah Benkirane, a répondu aux accusations de « trahison » et de soutien au « projet sioniste » visant sa formation, formulées dans le contexte des tensions avec Fatima Zahra El Mansouri, présidente du Conseil national du Parti authenticité et modernité (PAM) et coordinatrice nationale du parti.
S’exprimant lundi, lors de la réunion hebdomadaire du groupe parlementaire du PJD à la Chambre des représentants, Benkirane a affirmé que son parti n’avait pas accusé le PAM de trahison. Il a expliqué que ses déclarations durant la campagne électorale du 23 septembre 2026 étaient liées aux interrogations suscitées par les relations supposées entre le PAM et Israël.
« Nous ne vous avons ni accusés de trahison ni lésés. Nous avons estimé qu’il y avait quelque chose qui liait le PAM à Israël », a-t-il déclaré.
Le responsable du PJD a également évoqué la réaction de Fatima Zahra El Mansouri à ces accusations. Selon lui, celle-ci aurait d’abord gardé le silence avant de nier l’existence de tout lien entre les deux parties. Une position que Benkirane affirme avoir acceptée, en déclarant : « Nous avons dit amen ».
Benkirane met en cause le PAM sur le dossier des drogues
Le secrétaire général du PJD a également rejeté les accusations visant sa formation concernant une éventuelle implication de certains de ses responsables dans le trafic de stupéfiants.
Sur un ton offensif, il a lancé à l’adresse du PAM : « Si nous vendons de la drogue, vous, qu’est-ce que vous vendez ? »
Benkirane a estimé que le PAM avait, de son côté, porté le dossier de la légalisation de la culture du cannabis, laissant entendre que les accusations échangées entre les deux formations relevaient d’un règlement de comptes politique.
Il a enfin défié ses détracteurs de présenter des preuves d’une quelconque implication du PJD dans le trafic de drogue, allant jusqu’à déclarer : « Si vous trouvez de la drogue chez nous, je vous demande de nous exécuter tous, sans en laisser un seul ».
Ces déclarations illustrent les tensions entre le PJD et le PAM, sur fond d’accusations réciproques et de désaccords autour des positions politiques des deux formations.








