
À Casablanca, les pratiques de certains chauffeurs de taxis continuent de dégrader la qualité du service proposé aux citoyens, particulièrement aux abords des gares.
Contacté par Le Site info, Samir Farabi, secrétaire général du Syndicat démocratique du transport, a dénoncé l’anarchie qui règne devant les gares ferroviaires de Casablanca. Chauffeurs quittant leur véhicule pour chercher des clients, sélection des passagers, refus de certaines destinations et tarifs excessifs… Autant de pratiques qui, selon lui, entravent le bon fonctionnement du service et nécessitent des mesures fermes.
Le responsable syndical rappelle que l’organisation du secteur nécessite l’application de l’arrêté préfectoral n° 07-29 et s’interroge sur les raisons pour lesquelles il n’est pas appliqué. Et d’ajouter que certaines infractions justifient un retrait du permis de confiance pendant un mois.
Samir Farabi souligne toutefois que les difficultés du secteur tiennent aussi aux contraintes économiques imposées aux chauffeurs, notamment au montant élevé de la recette journalière, exigée par certains exploitants d’agréments.
Il appelle ainsi à une approche globale qui ne fasse pas peser toute la responsabilité sur les chauffeurs, mais associe une application équitable de la réglementation à un traitement des causes profondes du problème.
Samir Farabi plaide ainsi pour une intervention qui tienne compte des contraintes des chauffeurs, tout en faisant respecter la réglementation et en s’attaquant aux causes des dysfonctionnements du secteur.
H.M.







