Avortement: la Ligue des droits des femmes appelle à la dépénalisation

À l’occasion de la Journée mondiale de l’interruption volontaire de grossesse, la Fédération de la Ligue des droits des femmes a renouvelé son appel à lever l’interdiction et la pénalisation de l’interruption volontaire de grossesse, considérant cette démarche comme essentielle à la protection des femmes.
Dans ce contexte, la Fédération a souligné, dans une publication sur Facebook, l’importance de pénaliser l’avortement clandestin et non sécurisé, en raison des risques graves qu’il représente pour la vie ainsi que pour la santé physique et psychologique des femmes.
L’organisation de défense des droits des femmes a également réitéré son appel à garantir aux femmes le droit de disposer librement de leur corps et à assurer leur pleine autonomie dans la prise de leurs décisions personnelles.
L’article 449 du Code pénal dispose que « quiconque, par aliments, breuvages, médicaments, manœuvres, violences ou par tout autre moyen, aura procuré ou tenté de procurer l’avortement d’une femme enceinte ou supposée enceinte, qu’elle y ait consenti ou non, sera puni de l’emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 200 à 500 dirhams ». Si l’avortement entraîne le décès de la femme, la peine encourue est portée à une peine de réclusion de dix à vingt ans.
Toutefois, lorsque l’auteur de l’avortement exerce habituellement les actes mentionnés dans l’article précédent, la peine d’emprisonnement est doublée dans le cas prévu au premier paragraphe de l’article 449. Dans le cas prévu au deuxième paragraphe, la peine de réclusion est portée de vingt à trente ans, conformément à l’article 450 du Code pénal.








