Omar Hilale: «Il n’y a plus de Minurso, ni juridiquement ni politiquement»

La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) est entrée dans une nouvelle phase après la fin de son mandat, le 31 octobre 2026. Le représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, affirme que la mission n’a désormais plus d’existence, ni sur le plan juridique ni sur le plan politique.
Dans une déclaration à la chaîne Medi1 TV, le diplomate marocain a estimé qu’il « n’y a plus de Minurso, ni juridiquement ni politiquement ». Il a également souligné que le veto russe avait permis au Maroc de retrouver une pleine autonomie dans la gestion du dossier du Sahara marocain, tout en rappelant le caractère historique des relations entre Rabat et Moscou, fondées, selon lui, sur le respect mutuel.
Concernant le départ de la mission onusienne, Omar Hilale a précisé que les autorités marocaines veilleraient à organiser son retrait dans les meilleures conditions.
De son côté, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a annoncé que le 1er novembre marquait le début du processus de liquidation de la Minurso. Cette opération sera supervisée par une équipe réduite, chargée notamment d’assurer le transfert des biens appartenant aux pays contributeurs de troupes vers leurs territoires respectifs, ainsi que la gestion du matériel appartenant aux Nations unies.
Le responsable onusien a également appelé l’ensemble des parties à coopérer afin de garantir le bon déroulement de cette opération et d’assurer un retrait ordonné des équipements et des ressources de la mission.
Cette évolution intervient après l’expiration du mandat de la Minurso, à minuit dans la nuit du samedi 31 octobre, les membres du Conseil de sécurité n’étant pas parvenus à un accord sur sa reconduction.
Réagissant à cette situation lors d’une émission spéciale diffusée samedi soir sur la deuxième chaîne nationale, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a estimé que la non-prolongation du mandat de la mission signifiait automatiquement sa fin.
Cette position rejoint les termes du communiqué du Cabinet royal, qui avait souligné que l’absence de renouvellement du mandat impliquait la fin, dans les prochains jours, de la présence de la Minurso dans les provinces du Sud, notamment à travers ses personnels, ses véhicules, ses équipements et ses symboles.
Le dossier entre ainsi dans une nouvelle séquence diplomatique, marquée par le lancement du processus de retrait de la mission onusienne et par les implications politiques de la fin de son mandat.








