Maroc

Historique: un Marocain présidera le jury du Festival du film du Caire

Le cinéaste marocain Nabil Ayouch présidera le jury de la compétition internationale de la 47e édition du Festival international du film du Caire (CIFF), prévue du 11 au 20 novembre 2026. Une première pour le Maroc, qui confirme la place grandissante de son cinéma sur la scène arabe et internationale.

Créé en 1976, le Festival du Caire est le seul festival du monde arabe et du continent africain classé en catégorie A. Il figure ainsi parmi les grands rendez-vous cinématographiques internationaux.

Le jury présidé par Nabil Ayouch sera chargé de décerner les Pyramides d’or et d’argent de la compétition internationale. Il réunira l’actrice chinoise Fan Bingbing, le réalisateur germano-syrien Ameer Fakher Eldin, l’actrice égyptienne Ghada Adel, la réalisatrice belge Laura Wandel et l’ingénieur du son britannique Paul Davies.

Cette nomination constitue une première pour le Maroc à la tête du jury de cette compétition. Elle témoigne du rayonnement croissant du cinéma national et de sa reconnaissance sur la scène internationale.

Trente ans de cinéma engagé

Membre de l’Académie des Oscars et de l’Académie des César, Nabil Ayouch a construit, au fil de près de trois décennies, une œuvre singulière, marquée par son engagement social et son regard sur les réalités marocaines.

Avec Ali Zaoua, prince de la rue (2000), il met en lumière le quotidien des enfants des rues de Casablanca. Le film remporte plus de quarante prix internationaux. En 2012, il signe Les Chevaux de Dieu, qui retrace le parcours de jeunes de Sidi Moumen jusqu’aux attentats de Casablanca de 2003. Sélectionné dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes, le long métrage reçoit notamment le prix François Chalais.

Le cinéaste poursuit ensuite son parcours avec Much Loved, présenté à la Quinzaine des cinéastes en 2015, Razzia, sélectionné dans la section Platform du Festival de Toronto en 2017, Haut et Fort, en compétition officielle à Cannes en 2021, puis Everybody Loves Touda, présenté en sélection officielle au Festival de Cannes en 2024.

La plupart de ses films ont par ailleurs représenté le Maroc dans la course aux Oscars.

Un engagement au-delà du cinéma

En parallèle de son travail de réalisateur, Nabil Ayouch a fondé la société de production Ali n’ Productions, qui accompagne notamment les films de Maryam Touzani, dont Adam, Le Bleu du caftan et Calle Málaga.

Il est également à l’origine de la Fondation Ali Zaoua, qui fait de l’art et de la culture des leviers de transformation sociale et d’émancipation pour les jeunes issus de quartiers défavorisés.

Le cinéaste prépare actuellement son prochain long métrage, Cours, et sans tristesse.

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