Réunis ce jeudi 8 octobre à Lausanne, les représentants du Maroc, du Sénégal et de la Confédération africaine de football (CAF) ont présenté leurs arguments devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), en marge du litige autour de la finale de la CAN 2025. L’audience est désormais close, mais l’issue du dossier reste en suspens.
Selon RMC Sport, les échanges à huis clos ont duré plus de cinq heures et se sont déroulés dans un climat serein. Les trois parties, accompagnées de leurs avocats, ont défendu leurs positions devant une formation arbitrale présidée par le Français Gérald Simon, aux côtés de l’Allemand Ulrich Haas et de l’Italien Luigi Fumagalli.
Au cœur de cette procédure figure la décision rendue en mars par le jury d’appel de la CAF. D’après les informations rapportées par le média français, la partie marocaine a fondé son argumentation sur les articles 82 et 84 du règlement de la compétition. Le Sénégal a, pour sa part, mis en avant la décision de l’arbitre ayant validé sa victoire à l’issue de la finale disputée en janvier.
Cette audience avait été précédée de nombreux échanges écrits entre les parties. Chaque camp a ainsi pu développer ses arguments devant les trois arbitres, auxquels revient désormais la responsabilité de trancher.
À la sortie, Abdoulaye Sow, secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football, a assuré que les avocats de son pays avaient présenté l’ensemble de leurs observations. Sans dévoiler le contenu des débats, il a affirmé que « le Sénégal s’est bien défendu ». « La Coupe sera marocaine », a déclaré, de son côté, Tarik Najem, le secrétaire général de la FRMF, après la clôture de l’audience.
La principale interrogation concerne désormais le calendrier du verdict. Le directeur général du TAS, Matthieu Reeb, a indiqué qu’une décision ne devait être attendue ni ce jeudi ni vendredi. Il a évoqué un délai de quelques jours à quelques semaines, selon le temps nécessaire aux arbitres pour rédiger leur décision et ses motivations juridiques.
Conscient de l’impatience des supporters, le dirigeant a assuré que le tribunal souhaitait se prononcer dans les meilleurs délais. Aucune date précise n’a toutefois été annoncée.
Au terme de cette journée, les arguments ont donc été exposés, mais aucun élément ne permet de préjuger du verdict. Le Maroc et le Sénégal restent dans l’attente de la décision qui doit régler ce différend autour du titre continental.
N.M.








