Gouvernement: ce que révèle Abdellatif Ouahbi sur les consultations en cours

Les consultations en vue de la formation du prochain gouvernement avancent, avec plusieurs points déjà tranchés entre les partis de la majorité, tandis que d’autres questions restent en suspens. C’est ce qu’a révélé le ministre de la Justice du gouvernement sortant et membre de la commission des consultations au sein du Parti authenticité et modernité (PAM), Abdellatif Ouahbi.
S’exprimant ce jeudi sur la deuxième chaîne nationale, lors du journal télévisé de la mi-journée, Ouahbi a indiqué que les chefs des quatre partis concernés avaient réussi à trouver un accord sur plusieurs aspects de la future équipe gouvernementale. Toutefois, certaines questions continuent de faire l’objet de discussions et de concertations, dans l’objectif de parvenir à un consensus dans les meilleurs délais.
Le responsable du PAM a également fait savoir que les consultations menées par la cheffe du gouvernement désignée, Fatima Zahra Mansouri, avec les dirigeants des partis du Progrès et du Socialisme, de l’Istiqlal et de l’Union socialiste des forces populaires avaient permis de s’accorder sur certains noms appelés à prendre en charge des portefeuilles ministériels. D’autres candidatures attendent néanmoins un arbitrage définitif.
Ouahbi met en garde contre les spéculations sur les noms des ministres
Alors que plusieurs listes de potentiels ministres circulent sur les réseaux sociaux, Abdellatif Ouahbi a appelé à la prudence, estimant que les informations relayées sur ces plateformes relèvent de simples spéculations qui ne sauraient être considérées comme fiables.
Il a insisté sur le fait que seule la cheffe du gouvernement désignée est habilitée à dévoiler la composition de la prochaine équipe gouvernementale. Celle-ci dispose, selon lui, de l’ensemble des informations relatives à ce dossier, notamment concernant la répartition des portefeuilles ministériels et les noms proposés par les différentes formations politiques, dans l’attente du règlement des derniers points de désaccord.
Vers un gouvernement resserré et davantage de compétences
Concernant le nombre de membres du prochain gouvernement, le ministre de la Justice sortant a souligné qu’il était encore prématuré de se prononcer sur un chiffre définitif. L’issue des négociations pourrait conduire à une équipe plus ou moins étoffée, en fonction des propositions formulées par les partis de la majorité et des compromis auxquels ils parviendront.
Il a toutefois évoqué la volonté de mettre en place un gouvernement resserré, composé d’un nombre limité de ministres, tout en privilégiant les compétences et en veillant à assurer une représentation féminine à la hauteur de la place qu’occupe la femme dans la société.
Une date d’annonce encore inconnue
S’agissant de la date de présentation du prochain gouvernement, Abdellatif Ouahbi a expliqué qu’elle dépendait à la fois des délais constitutionnels et de l’état d’avancement des négociations conduites par la cheffe du gouvernement désignée.
À ce stade, aucun calendrier définitif n’a été arrêté, a-t-il laissé entendre, en raison notamment de la confidentialité qui entoure les discussions entre les différentes parties.
Ouahbi a enfin rappelé que Fatima Zahra Mansouri était la seule responsable habilitée, sur le plan constitutionnel, à annoncer la composition du prochain gouvernement et à révéler officiellement les noms de ses membres.







