Après plusieurs hausses successives, les prix des carburants devraient connaître une légère baisse au Maroc à partir de minuit, dans la nuit de jeudi à vendredi. Le gasoil devrait ainsi reculer de 20 centimes le litre au cours de la deuxième moitié du mois d’octobre, tandis que le prix de l’essence devrait rester inchangé.
Selon une source professionnelle contactée par Site Info, cette baisse concerne uniquement le gasoil, sans modification prévue pour l’essence. Un léger répit pour les automobilistes, après une série de hausses qui ont pesé sur le budget des ménages et les coûts de transport.
La CDT dénonce la cherté persistante des carburants
Dans ce contexte, le bureau exécutif de la Confédération démocratique du travail (CDT) a dénoncé la persistance de la cherté des carburants et ses répercussions sur le pouvoir d’achat, les coûts de transport et de production, ainsi que sur les prix des produits de première nécessité.
Dans un communiqué consulté par Site Info, la centrale syndicale a appelé à la mise en place de mesures concrètes pour encadrer les prix et mettre fin, selon ses termes, à l’emprise des lobbies opérant dans le secteur.
La CDT a également réitéré son appel à la remise en service de la raffinerie Samir, considérée comme une nécessité nationale pour renforcer la souveraineté et la sécurité énergétiques du Royaume. La réouverture de cette infrastructure permettrait, selon le syndicat, de restaurer les capacités nationales de raffinage et de stockage, tout en préservant les emplois.
La confédération a assuré qu’elle poursuivrait sa mobilisation en faveur de la relance de la raffinerie, appelant à une mobilisation syndicale et citoyenne plus large pour faire aboutir cette revendication.
Salaires, emploi et pouvoir d’achat au cœur des revendications
Au-delà de la question des carburants, la CDT estime que tout programme gouvernemental doit apporter des réponses concrètes aux préoccupations sociales. Parmi ses principales revendications figurent une augmentation générale des salaires et des pensions de retraite, l’instauration d’une justice fiscale, la protection du pouvoir d’achat, la lutte contre le chômage et la promotion de l’emploi décent.
Le syndicat plaide également pour le renforcement des services publics et la garantie de la protection sociale. Il insiste, par ailleurs, sur la nécessité de respecter les engagements et accords sociaux conclus aux niveaux central, sectoriel et catégoriel, tout en institutionnalisant un dialogue social fondé sur de véritables négociations et l’application effective des engagements pris.
La CDT met en garde contre une montée des tensions sociales
Dans le même communiqué, la centrale syndicale a dénoncé les restrictions qu’elle affirme subir au sein de son groupe à la Chambre des conseillers. Elle réclame la fin de ces pratiques et la mise à disposition de l’ensemble des moyens humains, matériels et logistiques nécessaires à l’exercice de ses missions constitutionnelles, dans le respect du pluralisme et de l’équité au sein de l’institution législative.
Enfin, la CDT a mis en garde contre la persistance des blocages face aux revendications des travailleurs et les atteintes aux libertés syndicales, estimant que ces situations risquent d’accentuer les tensions et le mécontentement social.
La confédération appelle ainsi ses différentes structures et l’ensemble de ses militants à se mobiliser et à se préparer à de nouvelles actions de protestation pour défendre les droits, les libertés et la dignité des travailleurs.








