
Les tractations pour la formation du prochain gouvernement entrent dans une nouvelle phase. Au lendemain du lancement des consultations menées par la cheffe du gouvernement désignée, Fatima-Zahra Mansouri, plusieurs formations politiques ont décidé de réunir leurs instances dirigeantes afin de déterminer leur positionnement pour la prochaine étape.
Après deux journées de rencontres avec les principaux partis représentés au Parlement, les regards se tournent désormais vers leurs conseils nationaux, appelés à se prononcer sur les suites à donner aux consultations et, pour certains, sur une éventuelle participation à la majorité gouvernementale.
Le Parti de l’Istiqlal, le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Mouvement populaire ainsi que d’autres formations ont ainsi programmé des réunions de leurs instances nationales pour samedi. Le RNI a notamment annoncé être disposé à participer au prochain gouvernement, tout en renvoyant la décision finale à son Conseil national, qui se réunira en session extraordinaire à Rabat.
Du côté du Mouvement populaire, une session extraordinaire du Conseil national est également prévue samedi afin d’examiner les derniers développements de la scène politique, dans le contexte des consultations engagées par Fatima-Zahra Mansouri.
Le Parti authenticité et modernité (PAM), arrivé en tête des élections législatives, doit lui aussi réunir son Conseil national samedi. Cette réunion intervient alors que Fatima-Zahra Mansouri mène les consultations en vue de constituer la prochaine majorité gouvernementale.
La séquence intervient après une première série de rencontres avec les formations parlementaires. Mercredi, la cheffe du gouvernement désignée avait reçu successivement les dirigeants du RNI, de l’Istiqlal, du Mouvement populaire, de l’Union socialiste des forces populaires et du Parti du progrès et du socialisme. Jeudi, les consultations se sont poursuivies avec l’Union constitutionnelle et le Mouvement démocratique et social.
Le Parti de la justice et du développement constitue, à ce stade, un cas distinct. Sa direction avait déjà réuni son Conseil national quelques jours après le scrutin et annoncé son choix de rejoindre l’opposition. De son côté, Fatima-Zahra Mansouri a indiqué que toutes les formations représentées au Parlement avaient été contactées dans le cadre des consultations, tout en soulignant que chaque parti restait libre de participer ou non au processus.
La prochaine étape devrait donc être marquée par les décisions internes des différentes formations. Ces réunions permettront aux partis de préciser leur positionnement et de donner davantage de visibilité aux discussions autour de la future majorité.
Pour Fatima-Zahra Mansouri, l’enjeu est désormais de poursuivre les consultations et de réunir les conditions nécessaires à la formation du prochain gouvernement, avant l’ouverture de la nouvelle législature.








