Maroc

Météo: septembre 2026, le mois le plus chaud au Maroc depuis 1981

Le Maroc a connu un épisode climatique exceptionnel en septembre dernier. Selon la Direction générale de la météorologie (DGM), le mois de septembre 2026 a été le plus chaud enregistré dans le Royaume depuis 1981, avec un écart record de 2,75 °C par rapport à la moyenne climatique de référence de la période 1991-2020.

Cette anomalie thermique dépasse largement les précédents records enregistrés pour le mois de septembre, notamment en 1987, avec un écart de 1,99 °C, et en 2020, où celui-ci avait atteint 1,78 °C.

Une combinaison de facteurs météorologiques

Cette situation exceptionnelle s’explique par la conjonction de plusieurs phénomènes atmosphériques. Parmi eux figurent l’afflux de masses d’air chaud d’origine tropicale vers la région, ainsi que l’influence des vents de chergui, qui transportent de l’air saharien chaud et sec depuis les régions orientales vers le centre et l’ouest du Maroc.

Le principal facteur reste toutefois la formation et la persistance d’un phénomène connu sous le nom de « dôme de chaleur ». Associé à une zone de hautes pressions dans les couches supérieures de l’atmosphère, ce phénomène favorise la stabilité de l’air, limite le développement des nuages et provoque la descente des masses d’air vers les basses couches de l’atmosphère.

En descendant, l’air se comprime et se réchauffe sous l’effet du réchauffement adiabatique, contribuant ainsi à une hausse importante des températures près du sol. La persistance et l’intensité de cette configuration météorologique ont favorisé l’établissement de nouveaux records de chaleur dans plusieurs villes du Royaume.

Jusqu’à 47 °C à Sidi Slimane

Les températures enregistrées au cours du mois de septembre illustrent l’ampleur de cet épisode de chaleur. Le mercure a atteint 47 °C à Sidi Slimane, 45 °C à Kénitra, 44 °C à Salé et 45 °C à Laâyoune.

Ces valeurs témoignent de l’intensité de l’épisode thermique qui a touché différentes régions du pays et soulignent l’importance d’un suivi régulier des indicateurs climatiques pour identifier les phénomènes extrêmes et analyser leur évolution à long terme.

Le réchauffement climatique en toile de fond

Cet épisode s’inscrit dans un contexte plus large de réchauffement climatique, marqué par une hausse des températures et une augmentation de la probabilité et de l’intensité de certains phénomènes de chaleur extrême. La DGM souligne néanmoins que l’analyse de chaque épisode exceptionnel nécessite de prendre en compte les conditions météorologiques locales et les tendances climatiques observées sur le long terme.

À travers ses activités de surveillance et d’analyse, la Direction générale de la météorologie poursuit ses efforts pour documenter les évolutions du climat national, fournir des données fiables et actualisées et accompagner les différents secteurs socio-économiques dans la prise de décision et l’adaptation aux changements climatiques.

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