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Santé au Maroc : 90 hôpitaux seront rénovés et de nouveaux CHU ouvriront leurs portes

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a annoncé le lancement d’une nouvelle étape de la réforme du système de santé, qui prévoit la réhabilitation de 1 400 centres de santé ainsi que la mise en œuvre, au cours des trois prochaines années, d’un programme de mise à niveau des 1 600 établissements de soins de santé primaires restants.

Cette dynamique sera couronnée par l’entrée en service, avant la fin de l’année en cours, des centres hospitaliers universitaires (CHU) de Rabat et de Laâyoune. Parallèlement, les travaux de construction des CHU de Béni Mellal, Guelmim, Errachidia et Casablanca se poursuivront, tandis que 90 hôpitaux feront l’objet de travaux de rénovation.

Ces mesures figurent dans la lettre d’orientation relative à la préparation du projet de loi de finances 2027. Aziz Akhannouch y souligne que le chantier de création des Groupements sanitaires territoriaux est désormais entré dans sa phase opérationnelle, avec le lancement de cinq nouveaux groupements dans les régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès, Souss-Massa et Laâyoune-Sakia El Hamra.

En parallèle, de nouvelles institutions seront mises en place afin de renforcer la gouvernance du secteur, notamment la Haute Autorité de la santé, l’Agence des médicaments et des produits de santé, ainsi que l’Agence du sang et de ses dérivés.

Dans le cadre de la transformation numérique et du développement du capital humain, le gouvernement mise sur le déploiement d’un système d’information intégré reposant sur un dossier médical partagé et une feuille de soins électronique, sous la supervision d’une agence nationale dédiée à la digitalisation du système de santé.

L’accent est également mis sur le renforcement des ressources humaines, avec l’objectif de porter la densité des professionnels de santé à 45 pour 10 000 habitants à l’horizon 2030. Cette ambition s’appuie notamment sur l’instauration d’un statut de « fonction publique de santé », destiné à valoriser les parcours professionnels et à fidéliser les compétences.

Sur le plan financier, cette réforme devrait avoir un impact direct sur le pouvoir d’achat des citoyens ainsi que sur l’équilibre du régime d’assurance maladie obligatoire. Parmi les principales mesures figure la révision des prix des médicaments fabriqués localement et importés.

Cette réforme devrait permettre de réduire les dépenses de l’Assurance maladie obligatoire de base d’environ 2 milliards de dirhams par an, tout en allégeant les charges supportées par les ménages à hauteur de près de 866 millions de dirhams annuellement.

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