À l’approche de l’Aïd al-Adha, le prix du poulet repart à la hausse

À l’approche des célébrations de l’Aïd al-Adha, le panier de la ménagère marocaine s’alourdit. Le prix du poulet de chair connaît une nouvelle poussée de fièvre sur les marchés nationaux, s’affichant désormais entre 17 et 19 dirhams le kilogramme, une hausse qui provoque l’exaspération des foyers.
Selon les informations rapportées par Le Site Info, cette flambée n’est pas une surprise mais reste difficile à absorber. Elle s’explique par l’explosion de la consommation à l’approche de la fête du sacrifice, une période où le poulet devient une alternative ou un complément essentiel aux repas de fête.
Interrogé sur cette volatilité, un professionnel de la filière souligne que le marché traverse une zone de fortes turbulences. Il rappelle que cette tendance inflationniste ne touche pas uniquement la volaille, mais s’étend traditionnellement aux légumes et aux autres denrées de première nécessité lors des pics de demande saisonniers.
Plusieurs éléments expliquent pourquoi votre ticket de caisse grimpe :
- L’effet de saisonnalité : La concentration des achats sur une courte période crée une tension automatique sur l’offre.
- Les coûts logistiques : La hausse constante des prix des carburants au Maroc impacte directement le transport des volailles depuis les fermes jusqu’aux points de vente.
- Le manque de régulation : Certains acteurs du secteur pointent du doigt un déficit de contrôle, permettant à certains commerçants de pratiquer des marges excessives en profitant de l’urgence des consommateurs.
Dans un contexte où le pouvoir d’achat est déjà fragilisé, cette nouvelle augmentation des prix du poulet vient s’ajouter aux dépenses déjà lourdes liées à l’achat du mouton. Les appels à un contrôle plus strict des marchés se multiplient pour éviter que la spéculation ne vienne gâcher les préparatifs des familles.








