Driss Chhtane plaide pour une meilleure organisation du secteur de la presse au Maroc (VIDEO)

Le président de l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME), Driss Chhtane, a appelé à une meilleure organisation du secteur de la presse au Maroc, insistant sur la nécessité de créer un environnement professionnel sain et de renforcer les capacités des entreprises médiatiques nationales pour leur permettre de relever les défis auxquels le Royaume est confronté.
S’exprimant lors de l’assemblée générale de l’ANME, tenue mardi 27 octobre à Casablanca, Driss Chhtane a mis en avant les acquis réalisés par l’association au cours de son parcours, malgré les difficultés et les obstacles rencontrés. Il a estimé que le bilan de l’organisation témoigne des efforts consentis pour contribuer à l’évolution du secteur et à la défense des intérêts des professionnels.
Le responsable a également souligné l’importance du maintien du soutien public aux entreprises de presse, tout en plaidant pour des critères d’attribution clairs, objectifs et transparents. Selon lui, ce dispositif doit reposer sur le mérite et l’égalité des chances, dans le respect de l’indépendance des entreprises médiatiques et de leurs lignes éditoriales.
Dans ce contexte, Driss Chhtane a insisté sur l’importance d’accompagner la nouvelle étape que traverse le Conseil national de la presse, présidé par Mokhtar Ghazouani. Il a réaffirmé le soutien de l’ANME à cette instance, avec pour objectif d’améliorer les pratiques journalistiques, de renforcer la qualité de la production médiatique et de contribuer à l’amélioration des conditions des professionnels.
Un encadrement plus strict du soutien public
Le président de l’ANME a plaidé pour la mise en place de règles juridiques et professionnelles précises encadrant l’octroi du soutien public à la presse. Il a notamment appelé à réserver ce mécanisme aux entreprises qui remplissent effectivement les conditions légales requises.
Cette démarche vise, selon lui, à mieux structurer le secteur, à limiter l’intervention d’acteurs ne répondant pas aux exigences professionnelles et à corriger les dysfonctionnements révélés par sept années d’expérience dans l’attribution des aides publiques.
Driss Chhtane a, par ailleurs, fait part de la disponibilité de l’association à accompagner les entreprises médiatiques qui rencontrent des difficultés pour achever leur restructuration ou régulariser leur situation juridique et professionnelle.
L’objectif affiché est de permettre à ces entreprises de se mettre à niveau dans le cadre d’une vision claire, favorisant une meilleure organisation du paysage médiatique national et le renforcement de ses performances.
À travers ces orientations, l’ANME entend ainsi contribuer à la consolidation d’un secteur de la presse mieux structuré, plus transparent et mieux préparé aux enjeux futurs, tout en préservant son rôle dans la défense des intérêts des citoyens et du pays.








