Liga: le Real Madrid de Mourinho passera-t-il l’examen face à l’Atlético ?
Encore en rodage, le Real Madrid 2.0 de José Mourinho aborde le derby madrilène en Liga face à l’Atlético, dimanche, avec un réservoir de talents hors du commun mais un manque de contrôle du jeu et sans certitudes collectives.
Les courts mais exigeants déplacements au Metropolitano sont souvent des révélateurs pour le Real. Et ce premier derby de la saison ne devrait pas déroger à la règle.
L’an dernier, à la même époque, le géant madrilène, plein de confiance après six victoires d’affilée pour lancer ce que l’on pensait être « l’ère Xabi Alonso », avait totalement explosé (5-2), et les promesses du projet du technicien basque, aujourd’hui à Chelsea, avec.
Après cinq succès en six journées, les hommes de José Mourinho, de retour sur le banc merengue pour faire gagner à nouveau la Maison Blanche après deux saisons sans titre majeur, sont dans une situation similaire. Mais les doutes, eux, sont déjà là. L’urgence comptable aussi.
Battus par le Betis Séville (1-0) début septembre, les Merengues comptent déjà trois points de retard sur le Barça, leader imperturbable de Liga, et ils en auront peut-être encore plus au coup d’envoi dimanche, en cas de succès catalan à Séville.
– « Un marathon, pas une autoroute » –
Une situation loin d’être idéale pour l’armada de stars madrilène, toujours capable de punir ses adversaires grâce au talent individuel de Kylian Mbappé, Jude Bellingham, Vinicius Junior, et désormais Yan Diomandé, sans oublier la patte gauche d’Arda Güler, mais dans l’incapacité de dominer un match de bout en bout.
Ce manque de contrôle, pointé du doigt par José Mourinho, a été surtout visible en Ligue des champions contre l’Inter (2-1) mais aussi face à des adversaires largement inférieurs du le papier, l’Espanyol Barcelone (2-1) et Elche (3-2), contre lesquels le jeune buteur espagnol Carlos Espi a dû jouer les sauveurs dans le temps additionnel.
« Il y a des matches qui semblent être terminés et qui, en fait, ne le sont pas. Des matches que nous avons des occasions de tuer mais où nous ne le faisons pas, et après avoir manqué ces occasions, nous passons d’une situation facile à une situation où nous ne maîtrisons plus le jeu », a analysé l’entraîneur madrilène mercredi après la victoire in extremis à Elche.
Le technicien portugais sait, et a d’ailleurs prévenu ses hommes, que 45 bonnes minutes, comme contre le Rayo Vallecano (4-1), ne suffiront sûrement pas dimanche, face à l’Atlético de Diego Simeone, large vainqueur de ses deux dernières sorties face à la Real Sociedad (3-0) et Osasuna (4-0).
Interrogé en conférence de presse sur ce que la presse espagnole considère comme un « examen des 100 jours » pour juger le niveau de son équipe, Mourinho a cependant préféré mettre en avant la force mentale de ses joueurs, et leur capacité à arracher des résultats dans les dernières minutes.
« Cette équipe possède, outre sa qualité énorme, une force de groupe. C’est ce qui m’inspire le plus confiance. Le championnat est un marathon, pas tout le temps une autoroute. Il y aura des obstacles, mais nous serons là pour les surmonter », a répondu le « Special One ».
L’Atlético, invaincu sur sa pelouse face à son rival depuis quatre ans, en est un très sérieux.








