La prolifération des mendiants inquiète à Rabat

À deux pas du Parlement, à Rabat, l’on constate un phénomène qui semble s’installer: la mendicité. Ce lundi soir, les journalistes de Le Site info ont été témoins de scènes particulièrement insistantes sur l’avenue Mohammed V, illustrant une dérive vers ce que certains qualifient désormais de « mendicité agressive ».
Des touristes pris pour cible
Le constat est sans appel : la sollicitation passive a laissé place à une véritable traque. Deux femmes voilées ont été aperçues, poursuivant et interceptant des touristes étrangers. L’une d’entre elles, portant un jeune enfant pour susciter la compassion, a multiplié les sollicitations pressantes, ne s’arrêtant qu’après avoir suivi les visiteurs sur plusieurs centaines de mètres.
Un contraste sécuritaire frappant
Cette situation interpelle, d’autant plus que les abords du Parlement bénéficient d’une présence sécuritaire constante. Pourtant, le quotidien de l’avenue reste marqué par plusieurs phénomènes persistants : l’exploitation de mineurs, avec de jeunes enfants vendant des mouchoirs aux carrefours, le commerce informel insistant mené par des individus important les passants pour écouler lunettes, montres ou fleurs, ainsi que le harcèlement des piétons par des personnes tendant systématiquement la main à chaque passage.
Un enjeu d’image pour la capitale
Ces comportements pèsent sur le rayonnement de Rabat s’apprête à accueillir de nombreux évènements dont le Salon international de l’édition et du livre (SIEL), la 21e édition du festival Mawazine et la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine.
Alors que l’avenue Mohammed V est la vitrine de la ville pour les touristes et les délégations étrangères, cette recrudescence de la mendicité forcée pose la question sur la gestion de l’espace public à l’approche de ces grands rendez-vous mondiaux.
D.Y








