Sofiane Boufal : « Je ne me réveille pas en me disant qu’il faut que j’aille au Mondial »

En conférence de presse ce mardi, l’international marocain Sofiane Boufal est revenu sur les raisons de sa signature au Havre AC. Entre humilité et soif de jeu, il refuse de faire de la Coupe du Monde 2026 une obsession.
Arrivé en Normandie l’hiver dernier pour renforcer l’attaque de Didier Digard, Sofiane Boufal semble avoir trouvé au Havre un environnement propice à la sérénité. Interrogé sur ses ambitions internationales avec les Lions de l’Atlas, l’ancien Angevin a tenu à clarifier sa démarche : non, le HAC n’est pas un simple « tremplin » ou un calcul pour s’ouvrir les portes du prochain Mondial.
« Je ne me réveille pas en me disant qu’il faut que j’aille à la Coupe du monde »
Après une expérience frustrante du côté de l’Union Saint-Gilloise, marquée par un manque de temps de jeu, Boufal a choisi le projet havrais pour la sincérité du discours de son entraîneur. « J’ai signé au HAC parce que j’avais cette opportunité, il y a eu le discours du coach et je sortais de six mois compliqués dans mon ancien club », a-t-il confié avec franchise.
Loin des calculs de carrière, le dribbleur de 32 ans prône une approche organique de sa fin de carrière. Pas question de forcer le destin ou d’envoyer des messages subliminaux à Mohamed Ouhabi. « Il ne faut pas forcer les choses, elles se font naturellement. Je ne me réveille pas en me disant qu’il faut que j’aille à la Coupe du monde. »
Laisser parler le terrain
L’international marocain est conscient que sa place en équipe nationale dépendra uniquement de son impact en Ligue 1, il place le rectangle vert au centre de tout. « C’est le terrain qui va parler. Si je fais de bonnes prestations et que l’équipe a besoin de moi, je répondrai présent. » a-t-il indiqué.
Une déclaration qui recentre le débat sur l’essentiel, mais qui ne manque pas d’enjeux. En équipe nationale, la concurrence à son poste reste particulièrement relevée, avec une nouvelle génération de talents offensifs qui pousse derrière. Pour Sofiane Boufal, chaque performance en Ligue 1 sera donc scrutée de près par le staff des Lions de l’Atlas. À l’approche de la Coupe du Monde 2026, la porte est loin d’être fermée, mais rien n’est acquis. Une chose est sûre : c’est sur le terrain que le « Magicien » devra faire la différence.
D.Y








