Boissons énergisantes : l’OMPC met en garde contre les risques pour la santé

L’Observatoire marocain pour la protection des consommateurs (OMPC) tire la sonnette d’alarme face à la consommation galopante de boissons énergisantes chez les adolescents. Entre risques cardiaques et manipulation marketing, l’organisation appelle à une régulation immédiate.
Un cocktail de risques pour la jeunesse
Dans un communiqué récent, l’Observatoire s’appuie sur une série d’études médicales et de rapports internationaux pour dénoncer les dangers d’une consommation régulière de ces breuvages. Les conclusions sont sans appel : les composants de ces boissons agissent comme des perturbateurs majeurs.
- Santé physique : Risques accrus de troubles cardiaques.
- Santé mentale : Impact direct sur le système nerveux, entraînant nervosité et perte de sommeil.
- Capacités cognitives : Altération de la concentration, nuisant directement aux performances scolaires.
Le constat sur le terrain est frappant : que ce soit dans les clubs de sport, lors de sorties entre amis ou même au sein des établissements scolaires, ces canettes sont devenues l’accessoire omniprésent des adolescents marocains.
Le piège du « Cool » et de la performance
Interrogé sur cet engouement, Hassan Ait Ali, représentant de l’Observatoire, pointe du doigt une stratégie marketing redoutable. « Ces boissons sont vendues comme des vecteurs d’énergie et de performance, associées aux sports extrêmes et à une image « cool » », explique-t-il. Pour une jeunesse en quête d’identité, le message est séduisant.
Au-delà de l’image, c’est l’aspect physiologique qui piège les jeunes : « L’adolescent est naturellement attiré par les sensations fortes. La combinaison de caféine et de sucre procure un effet stimulant immédiat, créant un cercle vicieux. »
Vers une régulation plus stricte
L’Observatoire souligne également une faille culturelle majeure : le manque de réflexe de signalement chez le consommateur marocain face aux abus ou aux pratiques illégales. Pour pallier ce déficit de protection, l’organisation préconise plusieurs mesures urgentes, à commencer par une restriction stricte de la vente de ces produits aux mineurs. Parallèlement, elle plaide pour une plus grande transparence imposant des mentions d’avertissement claires et visibles sur les emballages, tout en insistant sur la nécessité de lancer une vaste campagne nationale de sensibilisation au sein des écoles et des foyers.
« Les parents ne doivent pas proposer ces boissons à leurs enfants sans un avis médical préalable », insiste Hassan Ait Ali.
À travers cet appel pressant, l’Observatoire espère provoquer une prise de conscience collective pour freiner ce phénomène avant qu’il ne devienne une crise sanitaire majeure.
D.Y








