Les prix de la tomates poursuivent leur flambée, voici pourquoi

Les prix de la tomate continuent de grimper, oscillant actuellement entre 15 et 17 dirhams le kilogramme selon les villes. Ce qui alimente l’inquiétude des consommateurs déjà confrontés à une hausse généralisée du coût de la vie.
Dans plusieurs régions, le kilo se stabilise autour de 15 dirhams, tandis qu’il a atteint 17 dirhams dans d’autres zones urbaines. Une variation qui s’explique par les circuits de distribution, mais aussi par les niveaux d’approvisionnement du marché national, jugés insuffisants par certains professionnels.
Face à cette flambée persistante, l’Observatoire marocain de protection du consommateur tire la sonnette d’alarme. L’organisme estime que toute baisse des prix dépendra d’une régulation stricte des exportations, voire de leur suspension temporaire, afin de privilégier l’approvisionnement du marché local.
En parallèle, l’Observatoire appelle à une lutte ferme contre les pratiques spéculatives. Le stockage abusif, la rétention de marchandises et certaines formes de manipulation des prix sont pointés du doigt comme des facteurs aggravants. À cela s’ajoutent des contraintes sanitaires, notamment la propagation de virus affectant les cultures, ce qui pèse sur l’offre.
De son côté, l’Observatoire marocain des droits de l’Homme plaide pour un renforcement immédiat des contrôles sur le terrain. L’objectif est clair : rétablir l’équilibre du marché et mettre un terme à ce que certains qualifient désormais de dérive des prix.
Dans un contexte d’inflation persistante des produits alimentaires, la tomate, ingrédient central de la cuisine marocaine, devient un véritable baromètre du pouvoir d’achat. Une situation qui illustre, une fois de plus, les tensions structurelles entre production, exportation et consommation locale.








