Maroc

Meilleures écoles supérieures: Campus Mag dévoile son classement

Public ou privé ? EMI ou EMSI ? ISCAE ou ESCA ? Pour les milliers de bacheliers, le choix est difficile, d’autant que l’offre pédagogique a explosé ces dernières années.

TOP School in Morocco – Ranking 2023©, le nouveau label lancé par le magazine Campus Mag, vient combler un vide important: l’absence d’outils fiables permettant d’éclairer les différents acteurs (entreprises, étudiants, corps pédagogique) sur l’attractivité des diplômes délivrés par les écoles supérieures marocaines d’ingénieurs et de management.

Cet outil de référence, fruit d’une évaluation méticuleuse de plusieurs mois, prend un parti pris fort en s’appuyant exclusivement sur le point de vue des recruteurs. Il a mobilisé plus de 60 directeurs des ressources humaines d’entreprises marocaines et de multinationales de premier plan, pour mettre en lumière la qualité de l’enseignement supérieur, particulièrement pour les écoles d’ingénieurs et de management délivrant un diplôme de niveau bac+5 reconnu par l’Etat.

Le questionnaire soumis au panel composé de DRH a permis de les interroger sur trois grandes dimensions, pondérées de manière équitable : le classement de notoriété spontanée des établissements, le classement critériel (comportement lors de l’entretien d’embauche, facilité d’intégration,  développement d’expertise, évolutions de carrière du collaborateur…), et enfin, le niveau de rémunération octroyée aux jeunes diplômés selon leurs diplômes. Qu’en ressort-il?

L’ISCAE domine

Côté écoles de management, le palmarès reste dominé par des écoles publiques, mais les écoles privées se rapprochent du podium. Sans grande surprise, l’ISCAE domine le podium des écoles de management marocaines, et ce pour plusieurs raisons. D’abord, grâce à la « surface » qu’elle occupe sur le marché du travail, avec des promotions par dizaines depuis son lancement il y a plus d’un demi-siècle. Ensuite, à l’excellence de ses lauréats, qui n’est plus à prouver, et enfin, à la présence de ces derniers dans les comités de direction et les postes à responsabilité des plus grandes entreprises marocaines et multinationales. Autant dire qu’elle coche toutes les cases du ranking.

C’est aussi le cas de sa rivale, Al Akhawayn – SBA, qui, bien que plus jeune — elle a été créée au milieu des années 90, à l’initiative du roi Hassan II et du roi Fahd d’Arabie Saoudite — s’est taillé une excellente réputation auprès des directeurs des ressources humaines, et compte de nombreux lauréats à la tête de grandes entreprises nationales et internationales.

Quant à l’ENCG Settat, établissement sélectif, reconnu pour son sérieux, elle boucle le podium et confirme son statut de valeur sûre, talonnée de près par l’ENCG Casablanca, qui gagne du terrain année après année.

Concernant les écoles privées, c’est l’ESCA, établissement fondé et dirigé par l’hyperactif Thami Ghorfi qui s’est récemment offert un imposant bâtiment au sein du très prestigieux nouveau quartier des affaires CFC à Casablanca, qui occupe la première place du classement. Elle est suivie par HEM, puis, de Rabat Business School, qui surfe sur une excellente dynamique, cumulant les accréditations internationales.

La « Polytechnique marocaine »

Chez les écoles d’ingénieurs, même topo ou presque, car malgré la prépondérance des écoles publiques, les écoles privées gagnent du terrain. On aurait pu s’en douter, c’est l’EMI, la « Polytechnique marocaine », qui se place en tête du palmarès. Il faut dire qu’elle a tout pour elle: ancienneté, niveau stratosphérique de ses recrues, excellence académique, réseau… Tout aussi prévisible est le classement de l’EHTP, éternelle dauphine de l’EMI. Plus inattendue mais non moins méritée est la 3e place décrochée par l’EMSI, qui vient récompenser le travail de fond effectué par la première école d’ingénieurs privée du Maroc, sous la houlette de son président, Kamal Daissaoui.

Viennent ensuite l’ENSIAS, unanimement reconnue pour l’excellence de ses diplômés, ainsi que la jeune Ecole Centrale de Casablanca. Dirigée depuis son lancement par Ghita Lahlou, elle-même diplômée de Centrale Paris, l’école délivre un diplôme accrédité au Maroc et en France, et peut également mettre en avant le réseau auquel elle appartient ainsi que la qualité des écoles et universités étrangères avec lesquelles elle échange. Nul doute que quand elle aura étoffé son réseau de diplômés et que ses lauréats auront atteint des postes à responsabilité au sein des grandes structures (il ne faut pas oublier que les promotions de l’ECC se comptent sur les doigts d’une main), elle fera plus que titiller les écoles du podium.

S.L.

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