Maroc

Le MP veut verser 1000 DH par mois aux jeunes en recherche d’un premier emploi

Le Parti du Mouvement populaire (MP) s’est engagé à refondre le système d’intermédiation et d’accès à l’emploi sur la base d’une complémentarité entre une plateforme nationale intelligente dédiée à l’emploi et des programmes régionaux en faveur de l’emploi durable.

L’objectif est de faire évoluer l’action publique, en passant d’une gestion administrative du chômage à une démarche d’anticipation et de création d’opportunités d’emploi, tout en mettant en relation les demandeurs d’emploi avec la formation, l’investissement, les besoins des entreprises et les spécificités de chaque territoire.

Dans son programme électoral en vue des élections prévues le 23 septembre prochain, le parti propose également la mise en place d’une allocation temporaire de recherche d’emploi de 1.000 dirhams par mois, destinée aux diplômés de l’enseignement supérieur à la recherche de leur première opportunité d’insertion professionnelle. Cette allocation serait accordée pour une durée maximale d’un an et conditionnée à une inscription effective dans le système national de l’emploi, ainsi qu’à la participation à des parcours de recherche d’emploi, de formation, de qualification et d’accompagnement professionnel.

Le Mouvement populaire précise que cette mesure vise à assurer un minimum de soutien durant la période de transition entre la formation et l’accès à l’emploi, sans faire de cette allocation une alternative à l’emploi. L’objectif principal demeure, selon le parti, l’insertion professionnelle et l’autonomie économique des jeunes.

Parallèlement, le parti s’engage à remplacer le modèle actuel d’intermédiation assuré par l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) par une plateforme numérique nationale intelligente, reposant sur les données, les outils numériques et l’intelligence artificielle. Celle-ci aurait pour mission de centraliser et d’actualiser les offres d’emploi, de mettre en relation les demandeurs d’emploi avec les entreprises et d’orienter chaque candidat vers les opportunités d’emploi et de formation correspondant à ses qualifications, ses compétences et sa localisation géographique. Le suivi de son parcours professionnel serait également assuré, afin de rendre l’intermédiation plus rapide, transparente et efficace.

Le parti souligne enfin que la politique nationale de l’emploi ne peut reposer sur un modèle unique appliqué de la même manière à tous les territoires. Les besoins et les opportunités des jeunes dans le monde rural, les zones montagneuses et les régions frontalières diffèrent de ceux des jeunes vivant dans les pôles industriels, touristiques, agricoles ou de services.

S.L.

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