
Le choc tant attendu entre le Maroc et le Brésil en Coupe du Monde 2026 approche. L’impatience gagne les supporters marocains, qui rêvent de voir les Lions de l’Atlas rééditer l’exploit de 2022 au Qatar et poursuivre leur ascension parmi l’élite du football mondial. Une rencontre au parfum particulier, tant l’adversaire demeure l’une des grandes références de la planète foot.
Mais tous les Marocains ne suivront pas cette affiche avec le même regard. C’est notamment le cas des anciens internationaux de la génération 1998, qui avaient croisé la route de la Seleção lors du Mondial organisé en France et s’étaient inclinés sur le score de 3 buts à 0. Près de trois décennies plus tard, cette nouvelle confrontation revêt pour eux une dimension particulière.
Si les joueurs, les staffs et le contexte général ont changé depuis lors, le souvenir de cette rencontre demeure vivace dans la mémoire du football marocain. Portés par les performances réalisées ces dernières années, les Lions de l’Atlas abordent aujourd’hui ce duel avec des ambitions renouvelées et la conviction qu’ils ont les moyens de rivaliser avec les plus grandes nations de la planète.
Auteur d’un doublé face à l’Écosse lors du Mondial 1998 et membre de l’équipe qui avait affronté le Brésil en phase de groupes à Nantes, Salaheddine Bassir suit avec attention le parcours des Lions de l’Atlas. Dans une déclaration à la MAP, l’ancien international a estimé que l’équipe nationale dispose des atouts nécessaires pour rivaliser avec la sélection brésilienne, soulignant que la confiance en soi et une concentration maximale constitueront les clés pour obtenir un résultat positif dans cette confrontation très attendue.
L’icône du football marocain des années 1990 a souligné que l’équipe brésilienne demeure l’une des plus grandes équipes du monde et compte dans ses rangs des joueurs de très haut niveau. Toutefois, elle traverse actuellement une phase de transition marquée par un renouvellement progressif de son effectif.
Il a relevé que le Brésil d’aujourd’hui diffère sensiblement de celui affronté par le Maroc lors du Mondial 1998, notamment en termes d’expérience et de maturité des joueurs. Cette évolution, a-t-il expliqué, ne réduit en rien la valeur de l’équipe brésilienne, mais impose à la sélection marocaine d’aborder cette rencontre avec une grande rigueur tactique et une concentration soutenue.
« Les niveaux se sont considérablement rapprochés. Aujourd’hui, le Maroc occupe la septième place au classement mondial de la FIFA, juste derrière le Brésil, sixième. Cela reflète la place qu’a acquise le football marocain sur la scène internationale », a-t-il déclaré.
Selon Bassir, l’ensemble des Marocains fonde de grands espoirs sur cette génération de joueurs qui allie jeunesse et expérience, au regard de ses qualités techniques et du vécu accumulé par plusieurs éléments dans les plus grands championnats européens et internationaux.
Il a ajouté que le tirage au sort a placé le Maroc dans un groupe relevé aux côtés du Brésil, de l’Écosse et d’Haïti, mais que les Lions de l’Atlas possèdent les ressources nécessaires pour réaliser de bonnes performances et décrocher une qualification au tour suivant.
L’ancien attaquant a également souligné que plusieurs joueurs de l’effectif actuel disposent d’une solide expérience des grandes compétitions et que certains participeront à une deuxième, voire une troisième Coupe du Monde, ce qui confère davantage de maturité au groupe et une meilleure capacité à gérer la pression des rendez-vous décisifs.
Concernant l’Écosse, il a estimé que la rencontre s’annonce difficile et disputée, compte tenu de la qualité de ses joueurs évoluant dans les meilleurs championnats européens. Il a considéré qu’un résultat positif lors de ce match pourrait constituer une étape déterminante vers une qualification pour le deuxième tour.
À propos d’Haïti, Bassir a indiqué qu’il aurait préféré que cette rencontre ouvre le parcours du Maroc dans le tournoi, tout en précisant que cela ne signifie nullement une sous-estimation de l’adversaire.
Il a expliqué que la sélection haïtienne joue un football moderne et dispose d’un potentiel offensif intéressant. Il a rappelé qu’elle s’était qualifiée pour le Mondial en terminant en tête de son groupe et qu’elle avait réalisé de bonnes prestations lors de ses matches de préparation, notamment avec une large victoire (4-0) contre la Nouvelle-Zélande.
Salaheddine Bassir demeure l’une des figures marquantes de l’histoire des participations marocaines à la Coupe du Monde. Lors du Mondial 1998 en France, il s’était illustré en inscrivant deux buts lors de la victoire historique du Maroc face à l’Écosse (3-0), un match resté gravé dans la mémoire des supporters marocains.
S.L.








