Maroc

Presse. Décision de la Cour constitutionnelle : l’ANME fait le point

L’Association nationale des médias et des éditeurs a salué la décision de la Cour constitutionnelle, considérant qu’elle confirme l’attachement aux principes de légalité et de conformité à la Constitution, ainsi qu’au cadre juridique régissant les instances professionnelles et le mécanisme d’autorégulation du secteur de la presse et de l’édition.

Dans un communiqué rendu public, l’Association a néanmoins exprimé de sérieuses réserves quant à l’attitude de certains acteurs politiques, accusés d’avoir adopté une lecture partielle du processus législatif. Elle relève que la saisine de la Cour constitutionnelle s’est limitée à la loi relative au Conseil national de la presse, alors que d’autres textes tout aussi structurants pour la vie publique ont été ignorés.

Pour l’Association, ce choix ciblé ne saurait être isolé de considérations politiques restreintes. Elle estime que cette démarche a contribué à bloquer le fonctionnement institutionnel du secteur, avec des répercussions concrètes sur les professionnels des médias et les entreprises de presse. Cette situation aurait, selon elle, affaibli le principe même de l’autorégulation en le privant de toute visibilité sur le plan professionnel et organisationnel.

Se présentant comme un acteur central et représentatif du paysage médiatique national, l’Association affirme que ce blocage a engendré plusieurs dysfonctionnements majeurs. Elle cite notamment l’interruption jugée injustifiée de la délivrance des cartes professionnelles et des cartes de transport ferroviaire, le retard prolongé dans le paiement des salaires du personnel du Conseil national de la presse, ainsi que l’arrêt des discussions autour des conventions collectives visant l’amélioration des conditions salariales des journalistes et des employés du secteur.

Dans ce contexte, l’Association annonce la convocation d’une réunion de l’ensemble de ses membres au cours de la semaine prochaine. Cette rencontre aura pour objectif d’analyser la situation actuelle et de déterminer les actions à mener pour préserver l’indépendance de la profession, assurer la pérennité des entreprises de presse et défendre les droits sociaux des travailleurs des médias.

Elle rappelle enfin que le secteur de la presse ne saurait être instrumentalisé à des fins de règlements de comptes politiques, insistant sur le fait que le respect de la presse constitue une exigence constitutionnelle et une garantie fondamentale du droit des citoyens à une information fiable, responsable et professionnelle.



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