Politique

Marrakech: Fouzi Lekjaa répond à ceux qui critiquent le programme du PAM (VIDEO)

Fouzi Lekjaa, membre du bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM), s’en est pris aux détracteurs du programme électoral de sa formation. Il a affirmé que la volonté du parti de « changer de cap » n’était pas fortuite, mais reposait sur plusieurs constats.

Selon Lekjaa, la première raison ayant conduit le PAM à envisager ce changement réside dans les difficultés économiques auxquelles sont confrontées les familles marocaines. « Le cap actuel a rendu le panier de la ménagère difficilement accessible et a poussé les jeunes à émigrer », a-t-il déclaré.

Il a également dénoncé l’emploi de certains termes ainsi que la logique de « partage du butin et des postes », qualifiant ces pratiques de honteuses et estimant qu’elles éloignent les jeunes de l’action politique.

« Nous avons affirmé dès le départ que nous étions disposés à débattre de notre programme électoral de la manière souhaitée par chacun et dans un esprit d’ouverture. Je pense que notre pays a besoin d’une participation massive au processus électoral afin que nous construisions ensemble le présent et l’avenir », a-t-il poursuivi.

Revenant sur la proposition de porter le salaire minimum à 5.000 dirhams, Fouzi Lekjaa a rejeté les accusations de surenchère politique. « Lorsque de nouvelles idées, comme l’augmentation du SMIG à 5.000 dirhams, ont été avancées, nous les avons saluées sans verser dans la surenchère. De quelle surenchère parle-t-on ? Il s’agit d’une véritable attention accordée aux travailleurs. Le gouvernement est toujours à l’œuvre, où est donc la surenchère ? », a-t-il lancé.

Devant une foule nombreuse réunie à Marrakech, le responsable du PAM a par ailleurs critiqué les programmes destinés aux jeunes mis en place par l’actuel gouvernement. Selon lui, ces dispositifs ont contribué à renforcer leur précarité.

« Le Maroc a aujourd’hui besoin de ses filles et de ses fils pour relever les défis auxquels il est confronté. Il nous reste deux semaines de campagne pour enrichir le débat dans l’intérêt du Maroc et des Marocains », a-t-il conclu.

H.M.

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