Programme du PAM : Fouzi Lekjaa répond aux détracteurs

Fouzi Lekjaa, membre du bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM), a affirmé que le programme proposé par le parti à l’horizon 2031 comprenait plusieurs mesures destinées à améliorer le pouvoir d’achat et à garantir une vie digne aux Marocains.
S’exprimant lors d’un meeting du PAM, organisé ce lundi à Azilal, Lekjaa a rappelé que le parti avait lancé, une semaine auparavant, le débat autour de son programme pour la période allant jusqu’en 2031. Il a indiqué que le PAM avait présenté, « en toute modestie », sa vision des besoins du Maroc pour cette étape, avant de passer en revue plusieurs axes et propositions du programme.
Cette rencontre s’est déroulée en présence de Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du parti, de Mohamed Mehdi Bensaid, membre de la direction collégiale, de Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, d’Adil Barakat, membre du bureau politique et président du Conseil de la région Béni Mellal-Khénifra, ainsi que de Hicham Sabiry, membre du bureau politique et secrétaire d’État chargé de l’Emploi. Plusieurs responsables nationaux et régionaux du parti ont également participé à l’événement.
Lekjaa a indiqué que le PAM avait tenté de suivre les réactions de certaines formations politiques à son programme, avant d’adresser une critique indirecte à ce qu’il a qualifié de « parti qui s’est érigé en chevalier ».
« J’ai essayé de suivre attentivement les réactions, notamment celles du parti qui s’est érigé en chevalier, mais je n’ai trouvé d’autre réponse que ce noble verset du Coran : “Et lorsque les ignorants s’adressent à eux, ils disent : paix” », a-t-il déclaré.
Dans ce qui semble être une réponse aux détracteurs du programme, Lekjaa a affirmé que le PAM accueillait favorablement le soutien de toutes les parties partageant sa volonté d’agir « pour le Maroc et les Marocains », ainsi que toute nouvelle idée susceptible de servir les intérêts des citoyens. Il a rappelé que le programme reposait sur cinq axes, dont l’amélioration du pouvoir d’achat.
Il a ajouté que le parti avait même accueilli favorablement la proposition de porter le salaire minimum, le SMIG, à 5.000 dirhams, estimant que le débat autour des différentes mesures devait avant tout être guidé par la recherche de solutions au service des citoyens.
Lekjaa a également évoqué la situation des jeunes, précisant que le parti avait élaboré une vision détaillée en leur faveur dans les différentes régions du Royaume. L’objectif, selon lui, est de mettre en place une politique publique dédiée à la jeunesse, favorisant son intégration dans la société et lui évitant de passer, selon ses termes, « de l’école à la rue ».
Concernant les zones montagneuses, le responsable politique a estimé qu’elles nécessitaient des efforts supplémentaires pour lutter contre les disparités sociales. Il s’est, dans ce cadre, interrogé sur la destination des fonds consacrés au soutien du pouvoir d’achat, dont le montant aurait atteint, selon lui, 280 milliards de dirhams.
Lekjaa a également évoqué une enveloppe de 350 milliards de dirhams proposée par le PAM, relevant que certains avaient jugé sa mobilisation « quasiment impossible ». Il a assuré que l’objectif de ces différentes propositions était de garantir aux citoyens un revenu préservant leur dignité, d’alléger la pression pesant sur la classe moyenne et de permettre aux Marocains de bénéficier de conditions de vie dignes.
H.M.








