Politique

Mohamed Chouki appelle à privilégier les solutions face à l’émigration irrégulière

Mohamed Chouki, président du Rassemblement national des indépendants (RNI), a affirmé que le traitement du phénomène migratoire, notamment chez les jeunes, nécessitait une approche réaliste et sereine prenant en compte ses différentes dimensions sociales et économiques, loin de toute logique d’accusation.

Invité de la Fondation Lafqui Titouani à Rabat, Chouki a expliqué que la progression de certaines formes d’émigration irrégulière résultait de plusieurs phénomènes sociologiques interdépendants. Il a notamment évoqué l’augmentation du nombre de jeunes tentés par l’émigration ainsi que l’influence de réseaux exploitant leurs aspirations à partir à l’étranger.

Le président du RNI a souligné que l’ampleur du phénomène ne pouvait être imputée à un seul gouvernement ou à une formation politique particulière. L’émigration, a-t-il rappelé, s’inscrit dans la durée et trouve ses origines dans de multiples facteurs économiques et sociaux.

Il a également relevé que le Maroc, à l’instar de plusieurs pays à revenu intermédiaire, faisait face à un écart entre le niveau de vie et les possibilités offertes sur le territoire national, d’une part, et les perspectives que les jeunes pensent pouvoir trouver à l’étranger, d’autre part. Réduire cet écart constitue, selon lui, l’une des principales pistes pour endiguer le phénomène.

Chouki a précisé que l’émigration ne constituait pas un problème lorsqu’elle relevait d’un choix individuel et d’une volonté naturelle d’élargir ses perspectives professionnelles et personnelles. La difficulté apparaît, selon lui, lorsque les jeunes se sentent contraints de quitter leur pays pour rechercher de meilleures opportunités.

Évoquant son expérience en tant que Marocain du monde, il a expliqué que l’école publique marocaine lui avait permis de construire son parcours professionnel. Il a ensuite pu partir à l’étranger et travailler au sein d’une institution internationale, avant de revenir au Maroc pour investir, créer une entreprise et générer des emplois.

Cette expérience illustre, à ses yeux, l’importance de la croissance économique et de l’investissement dans le capital humain, considérés comme deux leviers essentiels pour multiplier les perspectives offertes aux jeunes et renforcer leur attachement à leur pays.

Mohamed Chouki a conclu que le Maroc disposait d’atouts et de potentialités considérables. Il a appelé à poursuivre les efforts pour réduire les disparités, offrir de véritables perspectives aux jeunes et renforcer l’attractivité du pays, afin que l’émigration demeure un choix et non la conséquence d’un sentiment de contrainte.

H.M.

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