Maroc
Baisse attendue des prix du carburant dès ce 1er mai
Une baisse significative des prix des carburants est attendue à partir de ce vendredi 1er mai.
Selon Jamal Zrikem, président de la Fédération nationale des propriétaires et gérants des stations-service au Maroc, dans une déclaration au Site Info, le prix du gasoil devrait diminuer d’un dirham, tandis que celui de l’essence baissera d’un dirham et 10 centimes.
Par ailleurs, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a affirmé lundi à la Chambre des représentants que le gouvernement aborde la question de la hausse des prix des carburants avec un sens social et une responsabilité à la fois financière et économique.
Répondant à une question orale sur « la hausse des prix des carburants », la ministre a expliqué que le gouvernement est conscient des répercussions de cette hausse sur les coûts du transport et des chaînes d’approvisionnement, ainsi que sur le pouvoir d’achat des citoyens. Elle a précisé que l’approche adoptée ne se limite pas à des considérations purement techniques ou chiffrées, mais intègre une dimension sociale tout en respectant les équilibres financiers et économiques.
Elle a également indiqué que cette hausse s’inscrit dans un contexte international particulier, marqué par une augmentation de 40 à 65 % des prix du pétrole, atteignant entre 100 et 110 dollars le baril. Elle a ajouté que les mesures prises par le gouvernement depuis le 15 mars représentent un coût d’environ 1,6 milliard de dirhams par mois.
Nadia Fettah a souligné que « le choix du gouvernement est un choix responsable », visant, au-delà des réponses conjoncturelles, à dégager des marges de manœuvre pour des dossiers stratégiques, notamment l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables.
Concernant la réforme des régimes de retraite, la ministre a indiqué que plusieurs solutions ont été élaborées et sont désormais prêtes. Elle a précisé que le gouvernement a consacré le temps nécessaire à la concertation avec les partenaires sociaux et les syndicats, en examinant le dossier « caisse par caisse ».
Elle a insisté sur le fait que ce dossier est « complexe » et doit être traité sur la base de données chiffrées, en toute transparence, afin de défendre les intérêts des citoyens, des retraités, ainsi que des personnes ne bénéficiant pas de pension, à travers des solutions complémentaires actuellement en cours d’étude.