
Plusieurs rumeurs ont circulé récemment selon lesquelles le Maroc pourrait adopter quelques mesures, à l’instar de certains pays arabes comme l’Égypte, la Jordanie ou la Mauritanie, pour faire face aux répercussions de la crise énergétique et à la hausse des prix. Selon ces allégations, ces mesures pourraient inclure la rationalisation de la consommation d’énergie, la maîtrise des dépenses publiques ou encore l’instauration d’un couvre-feu nocturne.
A ce propos, l’analyste économique et président de l’Observatoire du travail gouvernemental, Mohamed Jdari, a écarté ce scénario, estimant que la comparaison avec certains de ces pays, notamment l’Égypte, n’est pas pertinente en raison des différences économiques.
Dans une déclaration à Le Site info, il a expliqué que la première différence concerne la taille de la population et le système de tarification des carburants. Alors que les prix de l’essence, du gasoil et de l’électricité restent subventionnés en Égypte, le Maroc applique un système de libéralisation des prix.
Ainsi, toute hausse sur le marché international se répercute directement sur le consommateur, et non sur le budget de l’État, à l’exception d’un soutien limité destiné au gasoil professionnel.
L’analyste a ajouté que la fermeture anticipée adoptée par l’Égypte répond à des contraintes spécifiques et ne semble pas adaptée au contexte marocain, en raison de ses potentielles répercussions sur la vie quotidienne des citoyens, tant sur le plan personnel que professionnel.
H.M.








