
Une nouvelle augmentation des prix des carburants est attendue dans les prochaines heures au Maroc. Une annonce qui a suscité une vive colère chez les citoyens, confrontés à une hausse continue du coût de la vie.
Selon les informations recueillies par Le Site info, les prix devraient augmenter de 1,54 dirham pour l’essence et de 2,40 dirhams pour le gasoil.
Cette nouvelle hausse s’inscrit dans une tendance générale marquée par l’augmentation de plusieurs produits de consommation. Maintenant, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur le silence du gouvernement et dénoncent une absence de mesures concrètes pour atténuer l’impact de ces hausses sur leur pouvoir d’achat.
À titre de comparaison, l’Espagne a récemment annoncé une série de mesures visant à protéger ses consommateurs. Le gouvernement espagnol a ainsi décidé de réduire la TVA sur les carburants de 21% à 10%, une mesure qui devrait entraîner une baisse directe des prix à la pompe.
En parallèle, une enveloppe de cinq milliards d’euros a été mobilisée pour faire face à la flambée des prix de l’énergie.
Au Maroc, aucune mesure similaire n’a encore été annoncée, malgré un contexte international tendu, marqué notamment par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient et les perturbations persistantes sur les marchés énergétiques mondiaux.
Cette hausse attendue des prix des carburants vient donc accentuer les préoccupations des ménages, déjà fragilisés, et relance le débat sur la nécessité de mesures urgentes pour préserver le pouvoir d’achat.
Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib alerte sur les conséquences économiques de la hausse des matières premières. L’institution prévoit une aggravation du déficit du compte courant, qui passerait de 2,3 % du PIB en 2025 à 3,1 % en 2026, avant de reculer à 2,5 % en 2027.
BAM anticipe également une augmentation de la facture énergétique de 15,6 % en 2026, avant une baisse de 11,1 % en 2027, pour s’établir à 110,5 milliards de dirhams, après un recul à 107,6 milliards en 2025.
R.T. (avec N.M.)








