Le cri du cœur des agriculteurs face à la dictature des intermédiaires(VIDEO)

Alors que le panier de la ménagère continue de subir de plein fouet l’inflation, une vidéo poignante publiée par le média Yabiladi.com vient jeter un pavé dans la mare. Un agriculteur y révèle le fossé abyssal entre le prix de vente à la ferme et celui affiché sur les étals des marchés urbains.
Le constat est amer et le chiffre claque comme une injustice : 2,50 DH. C’est, selon le témoignage direct d’un producteur, le prix maximum auquel l’oignon sort de ses champs. Pourtant, dans les grandes villes du Royaume, le consommateur final voit parfois ce prix tripler, voire quadrupler.
L’agriculteur ne mâche pas ses mots et pointe directement du doigt les véritables responsables de cette surchauffe : les intermédiaires. Ces acteurs, souvent informels, s’insèrent entre le producteur et le détaillant sans apporter de valeur ajoutée au produit, si ce n’est une marge spéculative qui étouffe les deux extrémités de la chaîne.
Cette sortie médiatique remet sur le devant de la scène l’urgence d’une réforme des circuits de commercialisation. Malgré les efforts de l’État pour stabiliser les prix, le contrôle des marchés de gros et la limitation du nombre de revendeurs restent des défis majeurs pour protéger le pouvoir d’achat des Marocains.
« Nous vendons à 2,5 DH, mais le citoyen l’achète beaucoup plus cher. Où passe la différence ? », s’interroge l’agriculteur dans la vidéo, résumant à lui seul le désarroi d’une profession sous pression.
Alors que la souveraineté alimentaire est au cœur des débats nationaux, ce témoignage rappelle que la bataille des prix ne se joue pas seulement dans les champs, mais surtout dans la gestion des flux logistiques et commerciaux.
D.Y
Un agriculteur affirme que le prix de l’oignon ne dépasse pas 2,5 DH, accusant les intermédiaires de faire monter les prix. 🧅🇲🇦#Maroc #Oignon #Prix #Agriculture #viral #Économie pic.twitter.com/WK7syZcH1s
— Yabiladi.com (@yabiladi_fr) March 18, 2026








