Éducateurs du préscolaire: appel à des sit-in le 19 septembre

La coordination syndicale du secteur de l’enseignement préscolaire a annoncé l’organisation de sit-in de protestation aux niveaux provincial et régional, le samedi 19 septembre 2026 à partir de 10 heures, en réaction à la confusion qui marque la rentrée scolaire actuelle.
La coordination a rejeté toute instrumentalisation des revendications des éducateurs et éducatrices dans les campagnes électorales des partis politiques, adressant un message clair au prochain gouvernement quant à la nécessité d’apporter des solutions urgentes et structurelles à ce dossier social.
Elle a également relevé la persistance de conditions professionnelles et matérielles marquées par l’instabilité, dénonçant la poursuite d’une gestion qualifiée d’anarchique, la multiplicité des intervenants ainsi que le maintien d’un mode de gestion associatif pour un secteur public stratégique, une situation qui, selon elle, accentue la précarité et les disparités entre les travailleurs.
Dans le même contexte, les organisations syndicales ont dénoncé le plafonnement des salaires des éducateurs au niveau du salaire minimum légal, estimant que prétendre garantir la qualité de l’enseignement préscolaire avec de tels niveaux de rémunération reste un objectif difficilement crédible, d’autant plus que les éducateurs se voient imposer des contrats de travail de 44 heures par semaine, une durée jugée éprouvante au regard de l’importance des responsabilités qui leur sont confiées.
Sur le plan des droits professionnels, la coordination a par ailleurs alerté sur la multiplication des cas de licenciement abusif depuis le début de la nouvelle année scolaire, certaines associations refusant de renouveler les contrats de travail sans préavis ni clarification des conditions de rupture et d’emploi.
La coordination a enfin réaffirmé son attachement à sa principale revendication, à savoir l’intégration immédiate et complète, sans condition ni restriction, des éducateurs dans la fonction publique, dans le cadre du statut particulier des fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale. Elle réclame également que l’État assume pleinement sa responsabilité dans l’unification des salaires, des droits et des indemnités, ainsi que dans la suppression du système des tranches.







