Maroc

Chaouki à Chichaoua : « Nous voulons arriver en tête des élections »

Le Rassemblement national des indépendants (RNI) entend faire de la province de Chichaoua un nouveau bastion électoral. Lors d’un meeting organisé dans la commune de Mzouda, le président du parti, Mohamed Chaouki, a présenté la province comme une « autre forteresse » du RNI, affichant son ambition de voir sa formation arriver en tête lors des prochaines échéances électorales.

Devant une importante mobilisation militante, Chaouki a voulu envoyer un message à ceux qui estimeraient pouvoir, à eux seuls, dessiner la carte politique de la province. Selon lui, la forte présence des militants et sympathisants du RNI traduit leur détermination à poursuivre le travail engagé et à viser la première place.

Le président du parti a également défendu la démarche de proximité menée ces dernières années à travers les différentes étapes de « Massar Al Madoun », « Massar Al Tanmia » et « Massar Al Injazat ». Ces rencontres, a-t-il expliqué, ont permis au parti de consacrer des centaines d’heures au dialogue direct avec les citoyens, à la fois pour présenter le bilan de l’action gouvernementale et pour recueillir leurs attentes.

Cette démarche a également permis d’identifier plusieurs difficultés persistantes, particulièrement dans les zones rurales et montagneuses. Chaouki a notamment cité la couverture des réseaux de télécommunication, les questions d’urbanisme et de permis de construire, ainsi que les problématiques liées au foncier et aux terres collectives.

Sur le bilan gouvernemental, le patron du RNI a reconnu que « le gouvernement ne prétend pas à la perfection », tout en estimant que plusieurs avancées concrètes ont été enregistrées. Il a notamment évoqué l’aide sociale directe, le soutien aux agriculteurs à travers les semences et les engrais, ainsi que les programmes d’accompagnement destinés aux éleveurs.

Pour la prochaine étape, le RNI entend poursuivre ses programmes de soutien en faveur des jeunes, des agriculteurs et des coopératives. Mohamed Chaouki a toutefois appelé à éviter les « surenchères politiques » autour des chiffres, plaidant pour des engagements réalistes et réalisables.

Dans ce cadre, le président du parti a annoncé un engagement de taille : si le RNI est appelé à diriger le prochain gouvernement, il s’engage à porter le salaire minimum dans le secteur privé à 5.000 dirhams. Une mesure qui, selon lui, devra être mise en œuvre « avec réalisme et objectivité », dans le cadre du dialogue social.

Après le séisme, le dossier de Chichaoua reste ouvert

Le président du RNI s’est également attardé sur les conséquences du séisme qui a durement touché plusieurs zones de la province. Certaines familles de Chichaoua ont subi des dégâts importants, a-t-il rappelé, affirmant que son parti était prêt à assumer ses responsabilités face aux éventuels manquements et à œuvrer au règlement des dossiers encore en suspens.

Chaouki a par ailleurs salué les efforts déployés par le gouvernement pour réhabiliter les établissements scolaires et les centres de santé endommagés par le séisme. Il a assuré que les élus et militants du RNI dans la province poursuivaient leur travail de plaidoyer auprès du gouvernement afin de débloquer les dossiers qui n’ont pas encore trouvé de solution.

Autre dossier mis en avant : la langue amazighe. Dans une région où cette question revêt une importance particulière, le président du RNI a affirmé que l’amazigh figurait bien dans le programme de son parti. Il a toutefois reconnu un retard dans la mise en œuvre de son caractère officiel, promettant d’accélérer le rythme durant la prochaine étape.

À l’approche des prochaines échéances électorales, le message de Mohamed Chaouki se veut donc double : défendre le bilan du gouvernement tout en affichant la volonté du RNI de poursuivre son implantation dans les territoires. À Chichaoua, le parti veut ainsi transformer sa mobilisation de terrain en victoire électorale et confirmer son statut de force politique incontournable dans la province.

S.L.

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