Boulemane : le choc des poids lourds pour trois sièges

À Boulemane, la campagne pour les législatives du 23 septembre 2026 s’annonce particulièrement disputée. Pour les trois sièges à pourvoir dans cette circonscription, plusieurs figures de premier plan se retrouvent sur la ligne de départ, avec des ambitions et des enjeux différents.
Le scrutin promet notamment une confrontation entre des partis solidement implantés dans la province et des formations qui cherchent à reconquérir le terrain perdu. En 2021, le Rassemblement national des indépendants (RNI) avait marqué les esprits en s’imposant largement, aux côtés du Parti du progrès et du socialisme (PPS) et du Parti de l’Istiqlal. À l’inverse, le Mouvement populaire et le Parti de la justice et du développement avaient connu un net recul.
Fort de cette performance, le RNI remet en selle son président, Mohamed Chaouki. En 2021, celui-ci avait réalisé un véritable raz-de-marée à Boulemane en tant que tête de liste du parti. Avec 28.802 voix, il avait largement devancé son principal concurrent, avec un écart proche de 19.000 suffrages. Une performance qu’il lui faudra désormais confirmer dans un contexte où la bataille s’annonce autrement plus serrée.
Face à lui, le PPS aligne le député Rachid Hamouni, qui conduira la liste du parti dans la province. Son objectif est clair : préserver l’ancrage électoral d’une formation qui avait réussi à maintenir sa présence dans la circonscription lors du précédent scrutin.
Autre candidature de poids : celle de Mohand Laenser. Le président du Mouvement populaire a été investi pour conduire la liste de son parti dans une circonscription considérée depuis longtemps comme l’un de ses bastions électoraux. Son retour dans la course donne une dimension supplémentaire à un scrutin où chaque siège pourrait se jouer sur le fil.
Le Parti de l’Istiqlal, lui, mise sur Ahmed Al Ouina pour tenter de décrocher l’un des trois sièges. Le pari est d’autant plus important que le candidat n’avait pas réussi à s’imposer en 2021.
Même ambition du côté du PAM, qui présente Mohamed El Miri. Celui-ci entend redonner des couleurs à une formation qui avait perdu du terrain lors du dernier scrutin.
À quelques semaines du vote, Boulemane apparaît ainsi comme l’une des circonscriptions à suivre de près. Entre élus sortants, dirigeants de partis et candidats désireux de reconquérir leur influence, la bataille pour les trois sièges s’annonce ouverte. Et dans cette course où les grands noms ne manquent pas, le verdict des urnes pourrait réserver son lot de surprises.
S.L.








