Maroc

Lauryn Hill et Juanes au sommet de leur art pour l’un des temps forts de Jazzablanca 2026

Par LeSiteinfo avec MAP

C’est une soirée exceptionnelle qu’a vécue le public de Jazzablanca, vendredi soir, avec les stars internationales Ms. Lauryn Hill et Juanes, qui, au sommet de leur art, ont illuminé la scène Casa Anfa avec des prestations captivantes, signant l’un des temps forts de cette 19ème édition de Jazzablanca.

Dès sa montée sur scène, Lauryn Hill, qui s’est fait connaître dans les années 1990 comme membre du groupe « Fugees », a fait souffler un air de nostalgie sur Anfa Park, proposant à ses fans un voyage fascinant au cœur de son univers musical où se croisent hip-hop, soul, RnB et reggae, entre autres.

Sous les ovations du public, la chanteuse, rappeuse et compositrice américaine, a fait une entrée en matière remarquable. Avec un look original et élégant, Ms. Lauryn Hill a été d’emblée rejointe sur scène par Wyclef Jean, également ancien membre des Fugees, pour un moment d’émotion pure.

Portés par une grande complicité, les deux artistes ont revisité les titres les plus emblématiques des Fugees, notamment « Ready or Not », « Killing Me Softly », ou encore « Fu-Gee-La », repris en chœur par une foule immense.

Mettant à l’honneur la diversité musicale dans toute sa splendeur, le duo a électrisé un public conquis, composé de fans de tous âges. Une preuve que la musique a le pouvoir de défier le temps, traverser les générations et rassembler les mélomanes autour de la même passion.

Lors de ce concert électrisant, qui a attiré une très grande affluence, Ms. Lauryn Hill a également gratifié les festivaliers de plusieurs titres de sa carrière solo.

Avec sa voix unique alliant puissance et douceur et sa présence magnétique sur scène, la star a interprété des morceaux aux influences hip-hop, soul, R&B, reggae et gospel, puisés notamment dans son album mythique « The Miseducation of Lauryn Hill ».

Lors de ce show, tenu sous le signe de l’émotion, les deux fils de Lauryn Hill, YG Marley et Zion Marley ont fait une apparition remarquée sur scène. Également petits-fils de la légende du reggae, Bob Marley, les deux chanteurs, ont conquis le public avec des prestations débordantes d’énergie, rendant hommage à l’héritage musical de leur famille, tout en revendiquant une identité artistique personnelle.

Plus tôt dans la soirée, la scène Casa Anfa a vibré au rythme du rock latin représenté par Juanes. Le chanteur et guitariste colombien a insufflé une énergie festive à la nuit de Casablanca avec des rythmes illustrant la richesse d’une culture latine sans frontières.

Dès les premières notes, cet artiste polyvalent a d’emblée embarqué le public dans son univers musical conjuguant avec une harmonie remarquable rythmes latins et influences rock.

Ouvrant le bal avec « Me Enamora », la star colombienne a enchaîné ses titres les plus emblématiques à l’image de « Mala Gente », « Fotografia », « La Noche », ou encore le tube planétaire « La Camisa Negra ».

En plus de sa voix puissante et de son énergie sur scène, Juanes a également démontré toute l’étendue de son talent de guitariste lors de ce concert.

Échangeant constamment avec ses fans pour des moments de partage et de communion, sa fusion unique entre pop‑rock international et rythmes traditionnels colombiens et latino-américain n’a laissé personne indifférent.

Sur la Scène 21 du festival, la chanteuse américaine Ami Taf Ra a proposé aux festivaliers une immersion dans son univers musical entre racines marocaines et influences européennes. Naviguant entre jazz contemporain, textures orientales et élans spirituels, elle incarne un style artistique à la croisée des mondes et des cultures.

À l’issue de son concert, l’artiste a exprimé à la MAP sa joie et son émotion de se produire à Jazzablanca, se disant « très honorée » de prendre part à ce festival.

Se félicitant de l’accueil chaleureux et de l’énergie « incroyable » du public marocain, elle a indiqué avoir interprété à cette occasion plusieurs morceaux dont les paroles sont puisées dans les œuvres de l’écrivain libanais Khalil Gibran.

Évoquant son identité culturelle, l’artiste a souligné l’influence de ses racines marocaines sur son univers musical, notant avoir intégré notamment des sonorités gnawa et des passages chantés en arabe à son dernier album où le jazz occupe une place essentielle.

Sur la même scène, c’était au tour de Bonga de se produire ensuite devant le public de Jazzablanca. Avec une fidélité absolue à ses racines et une liberté totale dans son expression, cet artiste angolais a fait de sa musique un acte de résistance, portant la langue et l’identité de son peuple à travers les continents et les décennies.

Porté par une voix rauque et un charisme naturel, il a notamment mis en vedette le semba, un genre musical angolais, mélancolique et dansant à la fois.

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