Grand Prix Hassan II: les Marocains Taha Baadi et Karim Bennani en huitièmes, une première depuis 2017

C’est un vent de fierté qui a soufflé ce lundi 30 mars sur les courts du Royal Tennis Club de Marrakech (RTCMA). En l’espace de quelques heures, le tennis national a balayé huit années de disette sur le circuit ATP, signant un doublé retentissant que peu d’observateurs auraient osé prédire.
L’exploit est immense. Depuis la victoire de Lamine Ouahab en 2018, aucun représentant du Royaume n’avait réussi à franchir le premier tour d’un tableau principal de l’ATP. En une seule journée, ils sont deux à avoir brisé ce plafond de verre, rejoignant la performance mythique de Reda El Amrani et Amine Ahouda en 2017.
Baadi ouvre la voie, Bennani conclut en beauté
Le premier coup de tonnerre est venu de Taha Baadi. À 24 ans et classé 587e mondial, le Marocain a livré une prestation solide pour terrasser l’Australien Aleksandar Vukic, pourtant 84e joueur mondial. En s’imposant en trois manches (6-2, 3-6, 6-1), Baadi a non seulement signé une victoire de prestige, mais il a surtout libéré ses compatriotes d’un poids psychologique pesant.
Mais le public marrakchi n’était pas au bout de ses émotions. Quelques instants plus tard, c’est le jeune Karim Bennani qui a imité son aîné. À seulement 18 ans et pointant au 731e rang mondial, il a fait preuve d’une maturité déconcertante pour faire tomber le Français Quentin Halys (90e mondial). Dans un match à suspense, Bennani s’est imposé au bout de l’effort (6-4, 6-7, 6-2), prouvant qu’il n’avait que faire des 641 places d’écart au classement.
Cette édition 2026 du Grand Prix Hassan II marque d’ores et déjà les esprits. Pour la deuxième fois seulement sur les 21 dernières éditions, deux Marocains accèdent simultanément au deuxième tour d’un tournoi de cette envergure.
Mais l’épopée pourrait ne pas s’arrêter là. Tous les regards se tournent désormais vers Reda Bennani qui défiera ce mardi l’italien Mattia Bellucci.
D.Y








