Les prix du poisson au Maroc sont « injustifiés », selon une parlementaire

La députée parlementaire Loubna Sghiri a soulevé la question de la hausse injustifiée des prix du poisson durant le mois de Ramadan, à travers une question écrite adressée au ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts.
Membre du groupe du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) à la Chambre des représentants, elle a rappelé que le Maroc figure parmi les pays les plus riches en ressources halieutiques aux niveaux régional et continental.
Avec plus de 3.500 kilomètres de côtes, le secteur de la pêche maritime contribue de manière significative à l’économie nationale, notamment en matière de création d’emplois, de soutien aux exportations et de génération de devises.
Cependant, cette richesse naturelle ne se reflète pas, selon elle, sur le marché intérieur. Chaque année, à l’approche du mois de Ramadan, les prix du poisson connaissent une flambée spectaculaire, affectant le pouvoir d’achat des citoyens et illustrant un contraste frappant entre l’abondance de la production et l’absence d’équité tarifaire.
La députée a souligné que la persistance de ce déséquilibre structurel du marché du poisson soulève des interrogations fondamentales sur les circuits de commercialisation interne et les chaînes de distribution, souvent dominées par des réseaux d’intermédiaires et de spéculateurs, ainsi que sur l’insuffisance des mécanismes de régulation et de contrôle sur le terrain par les services compétents.
Elle s’est également interrogée sur l’efficacité des politiques de valorisation nationale des produits de la mer et sur la part réellement réservée au marché intérieur dans le cadre des accords de pêche et d’exportation, alors que le consommateur marocain continue de subir des hausses de prix, notamment durant les périodes de forte consommation.
Enfin, Loubna Sghiri a demandé au ministre d’expliquer les raisons de cette hausse des prix malgré l’abondance de l’offre nationale et la diversité des ressources halieutiques, ainsi que les mesures concrètes et urgentes envisagées pour garantir la stabilité des prix pendant le Ramadan. Elle a également questionné l’efficacité des dispositifs de contrôle sur le terrain et de la coordination entre les services de la pêche maritime et les autorités locales pour lutter contre la spéculation et les pratiques monopolistiques, ainsi que les plans du ministère pour réduire l’écart entre les prix de gros et les prix pratiqués auprès des consommateurs.








