Avocat, banane, pomme : pourquoi les prix explosent-ils au Maroc ?

En plein mois de Ramadan, les marchés marocains enregistrent une hausse notable des prix de plusieurs fruits. L’avocat, la banane et la pomme figurent parmi les produits les plus touchés, suscitant l’inquiétude et le mécontentement de nombreux consommateurs, confrontés à une augmentation continue des prix des denrées alimentaires.
Dans les marchés de Casablanca, les prix affichés confirment cette tendance haussière. En effet, l’avocat se vend actuellement entre 40 et 45 dirhams le kilogramme. La banane, elle oscille entre 15 et 20 dirhams, tandis que la pomme dépasse les 15 dirhams le kilo. Selon plusieurs professionnels, cette dynamique pourrait se maintenir dans les prochains jours, portée par la forte demande liée au mois sacré.
Interrogé à ce sujet, Abdelrazak Chabi, président de l’Association du Marché de Gros des Fruits et Légumes de Casablanca, explique que la hausse du prix de l’avocat s’explique par plusieurs facteurs combinés. « Les coûts de production et de commercialisation ont augmenté, tandis que l’offre a reculé face à une demande accrue pendant le Ramadan », précise-t-il.
Le responsable souligne également que les récentes inondations dans la région du Gharb ont fortement impacté la production. Les dégâts causés aux vergers ont entraîné une baisse significative des volumes disponibles sur le marché national, créant une situation de tension sur l’offre.
Pour pallier ce déficit, les opérateurs se sont tournés vers l’importation, notamment en provenance du Pérou, mais aussi du Kenya, d’Afrique du Sud et du Brésil. Un recours qui contribue à alourdir les coûts et, par conséquent, les prix à la consommation.
Concernant la banane, Chabi rappelle que la période actuelle ne correspond pas à sa saison naturelle. Au marché de gros, son prix varie entre 10,5 et 11,5 dirhams le kilogramme, contre 6 à 11 dirhams pour la pomme. Toutefois, la pression exercée par la demande durant le Ramadan entraîne mécaniquement une hausse des prix sur les marchés de détail.
Entre offre limitée et consommation en forte progression, les marchés semblent engagés dans une spirale haussière qui risque de peser davantage sur le pouvoir d’achat des ménages dans les semaines à venir.
D.Y






