Abdessamad Ezzalzouli: pourquoi un retour au Barça s’annonce compliqué

Le nom d’Abdessamad Ezzalzouli circule à nouveau dans les couloirs du Camp Nou. Si le talent de l’international marocain de 24 ans n’est plus à prouver, son retour sous la tunique blaugrana se heurte aujourd’hui à des réalités financières et sportives de taille. Entre une clause libératoire élevée et les ambitions européennes du Real Betis, le dossier s’avère épineux.
Selon les informations rapportées par Mundo Deportivo, la direction sportive du FC Barcelone garde un œil très attentif sur son ancien ailier. Transféré au Real Betis en septembre 2023 pour 7,3 millions d’euros, Ezzalzouli reste contractuellement lié aux intérêts du Barça, bien que les modalités aient récemment changé.
Initialement, le club catalan disposait d’une option de rachat et de 50 % sur une future plus-value à la revente. Cependant, des négociations croisées ont modifié la donne : pour faciliter le départ de Vitor Roque vers Palmeiras lors du mercato hivernal 2025, le Barça aurait cédé une partie de ses droits (environ 30 %) au club andalou.
Devenu une pièce maîtresse du système de Manuel Pellegrini, le Marocain, avec 27 apparitions sur 36 matchs de Liga, a franchi un palier cette saison. Sa régularité n’a été freinée que par une légère blessure et ses engagements internationaux lors de la Coupe d’Afrique des Nations. Sa capacité à percuter et sa progression tactique en font aujourd’hui l’un des ailiers les plus en vue de la Liga.
Deux facteurs rendent l’opération quasi impossible à court terme :
- La clause de 60 Millions d’euros : Sous contrat jusqu’en juin 2029, Ezzalzouli est protégé par une clause libératoire fixée à 60 millions d’euros. Un montant prohibitif pour les finances actuelles du FC Barcelone.
- L’enjeu de la Ligue des Champions : Le Real Betis a décroché sa qualification pour la Ligue des champions. Le club andalou n’aura donc aucune intention de se séparer de ses cadres, souhaitant aligner son équipe la plus compétitive pour la scène européenne.
Le Barça n’est pas seul sur le dossier. L’ailier marocain séduit particulièrement en Premier League. Newcastle United et Aston Villa, deux clubs aux moyens financiers conséquents, suivent de près, en effet, l’évolution du joueur, ce qui pourrait faire grimper les enchères lors du prochain mercato estival.
En somme, si le cœur du joueur et l’intérêt du club formateur semblent alignés, la réalité du marché et les impératifs sportifs du Real Betis placent la barre très haut pour un éventuel « come-back » en Catalogne.








