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Ferrari dévoile sa « Luce », la première voiture 100% électrique de la marque italienne (PHOTOS)

Attendu au tournant par les puristes et les curieux du monde entier, Ferrari a enfin dévoilé la Luce, sa toute première supercar 100 % électrique de série. Après des mois de teasing sur son habitacle (conçu en collaboration avec d’anciens designers vedettes d’Apple), les premières photos officielles de la bête entière viennent de tomber. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle va faire couler beaucoup d’encre.

Un ovni visuel aux frontières des genres

Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur le design de Maranello. La Luce est un choc esthétique, une silhouette inclassable qui refuse les étiquettes. Est-ce un coupé ? Une berline ? Un crossover ? Sous certains angles, elle flirte même avec les proportions d’un monospace futuriste.

Bâtie sur une plateforme inédite et totalement distincte du SUV Purosangue, la Luce en impose par ses mensurations : 5,02 mètres de long. Elle vient ainsi se positionner pile entre le Purosangue (4,97 m) et sa rivale désignée, la toute nouvelle Mercedes-AMG GT Coupé 4 Portes électrique (5,09 m).

Une révolution intérieure : Bienvenue à bord de la première Ferrari 5 places

Si le design extérieur bouscule les codes, l’habitacle enfonce le clou. Non seulement le style rompt radicalement avec le reste de la gamme, mais la Luce s’offre un titre historique : elle est la toute première Ferrari de l’histoire à proposer 5 vraies places.

Merci l’électrique ! L’absence de tunnel de transmission thermique et d’organes mécaniques encombrants vers les roues arrière a permis aux ingénieurs de maximiser l’espace à bord, transformant la contrainte des batteries en un tour de force d’habitabilité.

Sous le capot : 4 moteurs et une guerre technologique avec Mercedes

Côté fiche technique, Maranello n’a pas fait les choses à moitié pour faire oublier le chant du V12 :

  • Batterie géante : Un pack NMC de 122 kWh sous une tension de 800 volts, garantissant des recharges ultra-rapides.

  • Motorisation : Quatre moteurs électriques distincts, logés directement dans chaque roue.

  • La petite guerre des ingénieurs : Contrairement à Mercedes-AMG qui mise sur le flux axial pour sa nouvelle GT, Ferrari a opté pour une technologie à flux radial, dérivée de sa monstrueuse F80. Un choix technique également dicté par la géopolitique industrielle : la société britannique Yasa, qui fournissait autrefois les moteurs à flux axial des Ferrari 296 GTB (et des Lamborghini Revuelto/Temerario), a été rachetée par Mercedes, qui garde désormais jalousement ses brevets. Ferrari a donc répliqué de la plus belle des manières.

La révolution est en marche, et qu’on l’aime ou qu’on la déteste, la Ferrari Luce prouve que Maranello sait vivre avec son temps, sans jamais perdre son âme de compétiteur.

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