Maroc

Fouzi Lekjaa évoque les salaires des enseignants

Par LeSiteinfo avec MAP

L’investissement dans l’éducation constitue un véritable investissement dans l’avenir des générations montantes et futures, a indiqué, mercredi à Rabat, le ministre délégué chargé du budget, Fouzi Lekjaa.

En réponse aux interventions des groupes et des groupements parlementaires lors de la discussion générale de la première partie du projet de loi de finances (PLF) de 2024 à la Chambre des conseillers, Lekjaa a expliqué que « la construction sociale stratégique, sous le leadership du roi Mohammed VI, ne peut se faire sans une éducation solide qui forme les générations montantes et futures ».

« Les circonstances difficiles et exceptionnelles ne nous empêcheront pas d’améliorer le revenu des femmes et des hommes de l’éducation, en reconnaissance de leur rôle fondamental », a-t-il souligné.

Au sujet du PLF, le ministre a insisté sur le fait que « les taux de croissance ne sont pas déterminés par des hypothèses, mais par des politiques économiques de développement qui sont l’unique moyen pour la création des emplois ».

Concernant l’hypothèse du recours du gouvernement à l’emprunt pour financer les programmes sociaux, Lekjaa a précisé que « le projet sociétal porté par le roi dispose de plusieurs garanties, dont la souveraineté financière de notre pays », ajoutant que « pour le gouvernement, dépasser les limites d’endettement et de déficit constitue une ligne rouge ».

Il a, à cet égard, affirmé que « même si le gouvernement dispose de toutes les conditions favorables pour contracter des emprunts, il s’oppose à l’idée de surcharger le budget avec des dettes et refuse de devenir un obstacle au projet sociétal du Maroc ou d’hypothéquer l’avenir des prochaines générations ».

Après avoir affirmé que la classe moyenne représente « la clef de voute dans l’édification des sociétés modernes », Lekjaa a expliqué que l’Exécutif a pris une série de mesures en sa faveur, dont les aides au logement et la résolution de plusieurs problèmes liés aux salaires dans certains secteurs, soulignant que « pour améliorer le revenu de la classe moyenne, il est essentiel de redoubler les efforts et de garantir un véritable soutien de la part du secteur privé ».

Lors de la discussion générale, les groupes de la majorité ont salué le contenu du PLF-2024, le considérant comme « un pas en avant vers la consécration de l’État social caractérisé par son approche marocaine novatrice et distincte », et qui repose sur « des hypothèses réalistes alignées sur les pratiques des différentes institutions internationales et élaborées selon une méthodologie scientifique tenant en compte la structure de l’économie nationale ».

Dans ce contexte, le président du Groupe du Rassemblement National des Indépendants (RNI), Mohamed Bakouri, a qualifié le PLF de « prometteur et audacieux », notant qu’il vise à « affronter la crise et de lancer les grandes réformes stratégiques annoncées par le roi pour établir les bases de l’État social ».

Bakouri a, en outre, affirmé que ce projet de loi de finances s’oriente vers « la redistribution des richesses pour instaurer un équilibre social, lutter contre l’évasion fiscale, préserver la souveraineté financière du Royaume et assurer le soutien des classes pauvres et en situation de précarité ».

De son côté, le président du Groupe Authenticité et Modernité à la chambre des Conseillers, Abdelkarim El Hams, a relevé que le gouvernement a introduit un projet ambitieux, étayé par des preuves et des chiffres réalistes et raisonnables, relevant que ce PLF « apporte des réponses concrètes à un ensemble de questions et de défis sociaux qui se sont accumulés au fil des années et jette les bases nécessaires pour une relance économique, une transformation sociale et une réforme multidimensionnelle ».

Quant à Lahcen Haddad, membre du Groupe Istiqlalien de l’Unité et de l’Égalitarisme à la Chambre des Conseillers, il a indiqué que « dans l’élaboration de ce PLF, le gouvernement ne s’est pas seulement focalisé sur les équilibres financiers et économiques, mais l’a conceptualisé comme un projet sociétal reflétant l’importance accordée aux questions sociales ».

Le projet « va au-delà des mesures fiscales, en proposant des dispositions visant à rationaliser les programmes d’aide sociale, en les regroupant et en redirigeant ainsi que mobilisant des ressources supplémentaires vers le Fonds d’appui à la protection sociale et à la cohésion sociale », a-t-il fait valoir.

En revanche, les groupes de l’opposition ont considéré que les hypothèses et les indicateurs utilisés dans le PLF sont « obsolètes et ne reflètent pas la réalité économique et sociale », critiquant par la même occasion « l’optimisme démesuré face aux contraintes et défis du contexte géopolitique actuel ».

Dans ce cadre, Yahfadeh Ben Mbarek, membre du groupe Haraki à la Chambre des Conseillers, a estimé que « les chiffres et les hypothèses du PLF sont irréalistes et difficiles à réaliser, marqués par un excès d’optimisme, négligeant le contexte national et international exceptionnel marqué par l’incertitude ».

Le PLF « est régi par l’obsession de préserver les équilibres macroéconomiques au détriment des équilibres sociaux, et repose principalement dans ses ressources sur les impôts sans proposer une philosophie ou vision nouvelle pour la génération de richesse et la création de nouvelles ressources ».

Dans la même veine, le président du Groupe socialiste – opposition Ittihadie à la chambre des Conseillers, Youssef Idi, a indiqué que les hypothèses de base du PLF sont « excessivement optimistes, ce qui suscite des interrogations quant à leur crédibilité et leur faisabilité », tout en mettant l’accent sur le défi que représente la pérennité du financement des programmes et des chantiers sociaux.

S.L.

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