Maroc

Affaire «Escobar du Sahara» : la défense de Naciri clame son innocence

La Cour d’appel de Casablanca a décidé, ce jeudi après-midi, de reporter une nouvelle fois l’examen de l’affaire impliquant l’ancien président du Wydad, Saïd Naciri, ainsi que le président de la région de l’Oriental, Abdennebi Bioui, et plusieurs autres accusés dans le dossier désormais connu sous le nom de « l’Escobar du Sahara ».

Selon une source proche du dossier citée par Le Site Info, la Cour a reporté les débats au jeudi 14 mai prochain.

L’avocat Achraf Jdoui, membre de la défense de Saïd Naciri dans cette affaire médiatiquement surnommée « l’Escobar du Sahara », a affirmé dans une déclaration à la presse que son client demeure présumé innocent à ce stade de la procédure.

L’avocat a également estimé que les poursuites reposent sur de fausses déclarations émanant du principal accusé dans l’affaire, surnommé « le Malien ».

Il a par ailleurs indiqué que les affirmations selon lesquelles ce dernier serait propriétaire de la villa en question ne sont, selon lui, que « des allégations sorties de son imagination », ajoutant qu’il tente de faire passer des mensonges pour des faits établis.

La défense de Naciri a aussi précisé que le verdict pourrait nécessiter entre cinq et six audiences au maximum, compte tenu du grand nombre de faits et de documents contenus dans le dossier. Elle a rappelé que 28 personnes sont poursuivies en état de détention, tandis que deux autres comparaissent en liberté provisoire. Selon l’avocat, l’ensemble des éléments et preuves disponibles jouerait en faveur de Saïd Naciri.

Saïd Naciri et Abdennebi Bioui font face à de lourdes accusations, notamment la falsification de documents officiels par fabrication et usage de faux accords, la participation à des ententes liées à la détention et au trafic de drogue, l’escroquerie et tentative d’escroquerie, le trafic d’influence, l’intimidation visant à pousser des tiers à faire de fausses déclarations et reconnaissances, le recel d’objets obtenus à la suite d’un délit, la falsification et usage de chèques, ainsi qu’exercice arbitraire portant atteinte aux libertés individuelles dans le but de satisfaire des intérêts personnels.

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