Inflation des légumes : l’oignon en tête des hausses

Les prix de l’oignon ont connu une hausse notable ces derniers jours dans plusieurs marchés de Casablanca, suscitant mécontentement et colère chez de nombreux citoyens, d’autant plus que l’oignon est l’un des légumes les plus consommés par les Marocains.
Selon les observations du Site Info, les prix de l’oignon ont oscillé ce samedi entre 14 et 15 dirhams le kilogramme dans certains marchés de la ville, contre 10 à 12 dirhams seulement quelques jours auparavant. Quant à l’oignon frais, connu sous le nom de “bssla khdariya”, il est vendu à 7 dirhams, mais reste de qualité inférieure, de petite taille et en quantité limitée sur le marché. En revanche, l’oignon importé, disponible au Maroc, est proposé à environ 10 dirhams le kilogramme.
Dans ce contexte, Abderrazak Chabi, président de l’Association du marché de gros des fruits et légumes de Casablanca, a déclaré au Site Info que les prix de l’oignon local avaient baissé durant le mois de Ramadan, se situant entre 10,5 et 12 dirhams le kilogramme pour la meilleure qualité, tandis que l’oignon importé de France, des Pays-Bas et d’Égypte variait entre 7,5 et 8 dirhams.
Il a expliqué que la hausse actuelle des prix est principalement due à une augmentation de la demande face à une offre limitée, précisant que la fin de la saison de l’oignon, qui s’étend généralement de la mi-mars à la fin du mois, entraîne souvent une augmentation des prix.
Il a également ajouté que les récentes précipitations et la vague de froid qu’a connues le Maroc ont endommagé d’importantes quantités d’oignons et dégradé la qualité des récoltes, poussant le pays à intensifier les importations pour répondre à la demande.
Par ailleurs, Chabi a indiqué que le prix du kilogramme d’oignon importé se situe entre 5 et 6 dirhams au marché de gros, et peut être revendu autour de 7 dirhams dans les marchés de détail. Il a toutefois souligné que les problèmes de hausse des prix se situent en dehors des marchés de gros, notamment dans les grandes surfaces où les prix augmentent tandis que la qualité diminue.
Enfin, il a relevé que les prix dans les quartiers populaires restent plus bas que dans certaines zones comme Maarif, Bourgogne ou Aïn Chock, pointant du doigt le manque de contrôle dans certains marchés, facteur contribuant au désordre et à la hausse des prix. Selon lui, les autorités concernées portent une part de responsabilité morale dans cette situation, laissant le citoyen en supporter les conséquences.








