Fouzi Lekjaa à Casablanca : « À quoi serviraient les élections si le Maroc n’avance pas ? »

Fouzi Lekjaa, membre du bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM), a affirmé qu’il ne comptait pas sur des slogans accrocheurs pour promouvoir le parti durant la campagne électorale, mais qu’il cherchait plutôt à proposer des solutions concrètes au lieu de se limiter aux constats.
S’exprimant ce jeudi lors d’une rencontre du PAM à Casablanca, Lekjaa a déclaré : « Je ne fais pas dans les slogans, car je ne suis pas candidat aux élections et celles-ci ne constituent pas une préoccupation personnelle. Ce qui m’importe, c’est mon pays et les Marocains. »
Selon lui, le principal défi consiste aujourd’hui à dépasser le simple diagnostic des problèmes. « Les Marocains sont lassés des constats, et je fais moi-même partie de ces Marocains », a-t-il ajouté.
S’adressant aux nombreux Casablancais venus assister à la rencontre des dirigeants du PAM à Anfa, Fouzi Lekjaa a salué « un public de dimension mondiale », assurant que le Grand Casablanca était appelé à atteindre des niveaux de développement encore meilleurs.
Le responsable politique a également insisté sur la nécessité d’accorder une attention particulière aux retraités et d’agir pour ramener le coût du panier de la ménagère à des niveaux raisonnables.
« En définitive, l’essentiel reste le Maroc et les Marocains. Si notre pays n’avance pas et si les citoyens ne sont pas attachés à leur patrie, à quoi serviraient ces élections ? », s’est-il interrogé.
Concernant la jeunesse, Lekjaa a souligné l’importance d’améliorer les conditions de vie de la nouvelle génération. « Nos enfants sont la génération qui devra organiser la Coupe du monde. Leur éducation et l’amélioration de leur situation doivent constituer notre principale préoccupation », a-t-il affirmé.
Fouzi Lekjaa est enfin revenu sur les difficultés rencontrées par le secteur de la santé. « La santé ne se résume pas à construire des bâtiments. Il faut aussi valoriser les médecins et leur offrir les conditions nécessaires pour qu’ils puissent exercer sérieusement. Il en va de même pour les infirmiers, qui doivent pouvoir travailler dans les hôpitaux et soigner les Marocains dans de bonnes conditions », a-t-il conclu.
H.M.








