À Sidi Rahal, chevaux et quads sèment la terreur

C’est une scène devenue presque habituelle sur la plage des Perles de Tamaris, dans la région de Sidi Rahal. Chaque été, des chevaux et des quads circulent sur le sable, parfois à vive allure et à proximité des baigneurs. Une situation qui effraye les riverains, particulièrement les familles venues profiter de la plage avec leurs enfants.
Pourtant, une zone dédiée à la baignade a bien été délimitée. Mais sur le terrain, cette séparation est loin d’être toujours respectée. Des chevaux traversent régulièrement les espaces fréquentés par les nageurs, tandis que des conducteurs de quads multiplient les passages et les manœuvres à quelques mètres seulement des estivants.
Le risque est d’autant plus préoccupant que ces chavaux et ces engins peuvent rapidement devenir incontrôlables. Un cheval effrayé ou un quad lancé à pleine vitesse peut, en quelques secondes, se retrouver au milieu des baigneurs. Avec des enfants qui jouent sur le sable ou se déplacent entre la plage et l’eau, le moindre incident pourrait avoir de lourdes conséquences.
« Je nage avec mes enfants tôt le matin. Mais à partir de 11 heures, je préfère rentrer chez moi. Je n’ai plus l’esprit tranquille. J’ai peur pour la sécurité de mes enfants », témoigne un habitant des Perles de Tamaris.
À la dangerosité potentielle s’ajoutent les nuisances générées par les quads. Bruit des moteurs, gaz d’échappement et passages répétés viennent perturber la tranquillité des lieux, au grand désarroi des promeneurs.
« Même faire ma marche est devenu pénible. Je respire les gaz d’échappement des quads et je n’arrive plus à profiter du bruit de la mer et du calme de la plage », déplore une habitante.
Au-delà de ces témoignages, une question se pose donc : que dit la réglementation sur la circulation des chevaux et des véhicules motorisés sur les plages, et plus particulièrement dans les espaces réservés à la baignade ? Qui est chargé de faire respecter les règles et d’assurer la sécurité des estivants ?
Car le problème, selon les riverains, n’est pas nouveau. Ils affirment voir les mêmes pratiques se répéter depuis plusieurs années, sans qu’une réponse durable ne soit apportée.
Faut-il attendre un accident pour intervenir ? La question mérite d’être posée, d’autant que la présence simultanée de chevaux lancés à vive allure, de quads et de baigneurs sur un même espace crée une situation qui pourrait, à tout moment, tourner au drame.
Sur cette plage assez fréquentée en période estivale, les habitants demandent avant tout que les règles soient clairement définies et effectivement appliquées. Pour eux, il ne s’agit plus seulement de préserver la tranquillité des lieux, mais bien de garantir la sécurité de ceux qui viennent s’y baigner.








