PAM. Mansouri : réduire les écarts pour réconcilier les jeunes avec leur pays

Fatima Zahra Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collective du Parti authenticité et modernité (PAM), a souligné que, depuis sa création, le parti a construit son parcours « étape par étape », autour d’un principe constant : « faire de la politique autrement ».
Une approche fondée avant tout sur la proximité et l’écoute des citoyens, qui lui a permis de gagner la confiance des populations dans les collectivités territoriales et les régions et d’afficher un bilan dont « tous ses militants peuvent être fiers ».
Lors d’une rencontre de communication organisée vendredi dans la province de Taounate, Fatima Zahra Mansouri a affirmé que cette approche de terrain a permis au parti de devenir la deuxième force politique du pays et d’occuper une place active au sein du gouvernement, à travers la conduite de chantiers concrets ayant un impact direct sur la vie des citoyens.
La responsable a également expliqué que le projet de « Tamaghrabit » et l’attachement aux intérêts du pays constituent les principales motivations des déplacements réguliers de la direction du parti dans les territoires du « Maroc profond », afin d’écouter les populations, mais aussi de soutenir les militants et les candidats du PAM.
Abordant la situation en matière de développement, la dirigeante du PAM a reconnu que la province de Taounate reste confrontée à plusieurs contraintes. Elle a toutefois salué les avancées importantes et les réussites enregistrées par le Maroc au cours des 27 dernières années sous la conduite du Roi, notamment à travers le chantier de « l’État social ». Elle a néanmoins insisté sur le fait que son parti mesure pleinement l’ampleur des défis qui persistent.
Pour Mansouri, le premier de ces défis est celui de la justice territoriale et sociale.
Elle a également attribué les événement de Sebta à une crise de confiance entre les jeunes, les institutions et la société. Le PAM, a-t-elle affirmé, entend porter un nouveau contrat social accordant une place centrale à une jeunesse qui dispose d’un immense potentiel pour contribuer au développement de son pays.
La ministre a estimé que le principal défi, aujourd’hui et pour les prochaines années, consiste à opérer une véritable réconciliation entre la jeunesse et la société. Une responsabilité collective qui passe nécessairement par la résolution des problématiques liées à l’emploi, à la formation et à l’accompagnement des jeunes.
Sur le plan du développement territorial, Fatima Zahra Mansouri a dressé le constat d’un « Maroc à deux vitesses », qu’elle considère comme une réalité concrète aujourd’hui.
Elle a expliqué qu’à son arrivée à la tête du département ministériel, elle avait tenu à revoir la conception de la « politique de la ville », afin qu’elle ne soit plus limitée aux grands centres urbains, mais qu’elle bénéficie également à l’ensemble des provinces et au monde rural. Elle a notamment cité le cas de Taounate, où neuf conventions de développement ont été signées, ainsi que des accords similaires à Taza et dans plusieurs communes rurales. À l’échelle de la région Fès-Meknès, 49 conventions ont également été conclues, accompagnées d’importantes enveloppes financières destinées à la mise à niveau des centres ruraux émergents.
Fatima Zahra Mansouri a conclu en affirmant que le PAM n’est pas un parti de rapports ou de solutions conçues dans les bureaux d’études puis imposées au terrain. Il privilégie, selon elle, des solutions élaborées collectivement, « du bas vers le haut », à partir d’un diagnostic précis réalisé directement avec les populations.
S.L.








