L’ANME condamne une « dérive sans précédent » de Mohamed Ouzzine

L’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) a exprimé son indignation et vivement dénoncé une publication de Mohamed Ouzzine, secrétaire général du Mouvement populaire, diffusée sur sa page Facebook.
Dans cette publication, Mohamed Ouzzine a atteint un niveau de déchéance sans précédent en lançant contre le président de l’Association des accusations mensongères, graves, inacceptables et contraires à toute éthique. Cette sortie intervient dans le cadre du différend qui l’oppose, depuis plusieurs mois, aux organes de presse membres de l’Association. Ce conflit avait éclaté en marge des débats consacrés au projet de loi relatif au Conseil national de la presse, avant de se poursuivre sur les réseaux sociaux.
À la suite de ces faits, le président de l’Association avait déposé, dès décembre 2025, plusieurs plaintes auprès des procureurs du Roi. Celles-ci n’ont, à ce jour, pas encore donné lieu à des poursuites judiciaires.
Plus grave encore, la publication de Mohamed Ouzzine s’en est prise à la famille du président de l’Association et a diffusé auprès de l’opinion publique des allégations mensongères. Des faits qui appellent, de manière claire et incontestable, à l’engagement de poursuites judiciaires.
L’Association nationale des médias et des éditeurs condamne ainsi avec fermeté et responsabilité cette dérive sans précédent de la part du secrétaire général d’un parti politique marocain. Elle apporte son soutien à toutes les démarches que son président entreprendra afin de rétablir son honneur et celui de sa famille. L’Association condamne également les pratiques de manipulation et d’imposture exercées au nom du journalisme pour relayer la publication de Mohamed Ouzzine, dans le cadre d’une répartition manifeste des rôles.
Une chaîne YouTube, dirigée et supervisée par un individu notoirement connu pour usurper une qualité professionnelle, s’est ainsi chargée, gratuitement ou contre rémunération, de promouvoir la publication de Mohamed Ouzzine et de lui assurer une couverture médiatique. Celle-ci révèle, en réalité, le niveau atteint par certains responsables politiques et par ceux qui acceptent de travailler à leur service en usurpant la qualité de professionnels des médias pour accomplir de telles besognes.
Tout en renouvelant sa solidarité avec son président, son soutien à l’ensemble des démarches judiciaires qu’il entreprendra et sa pleine confiance en sa personne et en son intégrité morale, le bureau exécutif de l’Association nationale des médias et des éditeurs réaffirme qu’aucune bataille secondaire ne le détournera de la mission pour laquelle l’Association a été créée : sauver le paysage médiatique marocain et le sortir de la situation dans laquelle l’ont plongé les modes de gestion des années précédentes.








